Sudan Archive

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387 Préface du Traducteur nord et l'ouest de la Mauritanie depuis huit ans et les régions situées aux confins sud et sud-est de " trab al-bidhane" depuis vingt ans, en prélude à la prise de Walata en 1912 et à la domination de la quasi totalité de l'ensemble des territoires maures Les populations du Hodh se sont trouvées ainsi coupées de leurs racines en Mauritanie, privées de leur liberté de mouvement sur leurs espaces de parcours traditionnels, qui s'étendaient entre le Sahara au nord, et les terres fertiles proches des rives du fleuve Sénégal et du fleuve Niger, au sud, et empêchés de s'adonner à des échanges libres et .fructueux avec les populations de ces zones Le livre fait également cas, mais de façon remarquablement brève, de la résistance qui a été opposée à l'occupation française du Hodh, en particulier la révolte d'Ehel Sidi, dirigée par les Ehel Abouka, et le soulèvement de 1906, qui a concerné tous les territoires maures, de Ouad Noun au nord, jusqu'aux rives du Sénégal et du Niger au Sud, et de l'océan atlantique à l'ouest, jusqu'à la colonie du Niger à l'est La conclusion du livre a porté sur les leçons tirées des premières années de l'expérience coloniale française, sur l'avenir des populations de la région, qui relevaient d'un grand cercle appelé " le Hodh et le Sahel ", et sur la nécessité d'un nouveau découpage administratif de ce cercle, découpage qui s'est d'ailleurs réalisé un quart de siècle plus tard, par le retour de la plus grande partie du Hodh à la Mauritanie.

En fait, le colonisateur français a procédé au découpage de l'Afrique de l'Ouest, après sa conquête de celle-ci, selon ses propres intérêts, et sans prendre en compte d'autres considérations. Il a, même dans certains cas, a ssumment éparpillé des communautés entre plusieurs colonies, pour les affaiblir, après que celles-ci aient voulu opposer une résistance armée, puis culturelle, par leur attachement à l'islam et à la langue arabe, le boycott de l'enseignement français et la fidélité aux institutions éducatives populaires, qui avaient à leur tête les." Mahadras " Et, comme aussi bien les populations arabes et noires se sont rangées sous la bannière de la résistance, armée et culturelle, elles ont été les grandes victimes de ces politiques de découpage. Un autre peuple, frère et voisin, pas moins attaché à sa religion et à son authenticité le peuple Touareg, a été lui aussi victime de ces politiques, qui l'ont .morcelé entre plusieurs pays, Conséquences de ces découpages injustes, les frontières artificielles dont les peuples de la région ont hérité, après le départ de l'occupant en 1960, ont créé des problèmes innombrables pour lesquels il n'y a pas de solution en vue. Les deux régions du Hodh et du Sahel, qui ont été d'abord coupées de la Mauritanie et rattachées au Soudan Français, ont été par la suite scindées en deux en 1945. Le Hodh a de nouveau réintégré la Mauritanie, mais le Sahel est resté partie intégrante du ,Soudan (aujourd'hui le Mali), malgré le fait, reconnu par l'auteur que les centres de Nara, Nioro, Goumbou et Sokolo et bien d'autres étaient bien soumis à l'influence des tribus du Hodh. Seuls quelques centres comme Bassiknou et Fassala Néré ont pu réintégrer la Mauritanie. En dépit de cette séparation,

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