Sudan Archive

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Préface du Traducteur 388 l'intensité des relations qui existent toujours entre les deux régions, la pré-servation par les populations de la région du Sahel de leur langue et de leur culture, attestent encore aujourd'hui du passé commun et de la vigueur des liens de sang, malgré la rupture de ces populations avec leurs racines mauritaniennes Comme nous l'avons signalé auparavant, le Hodh a été réintégré à la Mauritanie en 1945. Il se subdivise aujourd'hui en deux grandes wilayas qui sont le Hodh Oriental et le Hodh Occidental, dont les capitales sont, respectivement, Néma et Aioun El Atrouss. La Wilaya du Hodh Oriental compte environ 370.000 habitants (estimation de 1997), vivant sur une superficie de 250.000km2 et rattaches à plusieurs entités administrative, Subdivisions (Mouqataat), et arrondissements (Maraqiz), notamment, Wlata, Timbedgha, Amourj, Bassiknou et Djiguenni. Le Hodh Occidental, comprend, quant à lui, en plus de sa capitale, plusieurs villes et centres, dont les plus importants sont Tamcheket Tintan, Koubonni, Twil et Aïn Varba. Sa population est de 300.000 habitants, environ (estimation de 1997). " appelée la route de l'espoir "Pour désenclaver le Hodh, une route, dont les travaux on commencé en 1975, a été achevée au début des 80années Elle relie Nouakchott, la capitale du Pays, à Néma, en passant par Tintan, El Aioun et Timbedgha. Beaucoup de centres urbains se sont créées le long de cette route, rendant réel le risque que les régions qui y sont situées au nord de celle-ci se dépeuplet. Il convient de mentionner que la route de l'espoir a aussi contribué à désenclaver le Nord-Ouest du Mali. La région du Hodh revét une grande importance pour la Mauritanie, du fait de ses populations nombreuses, des ses pâturages abondants, de ses potentialités animales et agricoles et de sa position stratégique, comme zone de contacts humains et civilisationnels entre l'Afrique du Nord et les pays situés au sud-ouest du Grand Sahara. Elle est, néanmoins confronté à des défis réels, qui ont pour l'exode de ses populations vers les nouveaux centres urbains, le désintérêt nouveau manifesté par ces mêmes populations à l'égard de l'élevage, pourtant réputé de qualité, la sécheresse et de la dé-sertification qui la menacent de plus en plus dans sa totalité. Addis-Abeba, le 15/5/1420 - 23/12/1999

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