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30 APERÇU HISTORIQUE DE L'EGYPTE

Basse époqtœ (663-332 av. J.-C.) XXVJme dynasties.- Après de longues années d'oubli et d'abandon, l'art et la littérature égyptiens prennent un nouvel essor. Cette période est appelée « renaissance égyptienne • . A l'étranger, des guerres se succèdent avec des alternatives de succès et de revers. Nekho, un roi de cette dynastie, envoie une flotte faire le tour de l'Afrique et ce périple dure deux ans. II avait même commencé à creuser un canal entre le Nil et la Mer Rouge. Les Babyloniens, sous Nabuchodonosor, enlèvent à l'Egyple la Syrie et la Palestine. Pendant ce temps, la fortune de-la Perse grandi~s :üt en Orient. Les deux nations venues en contact se font la guerre. Cambyse, roi de Perse, après avoir vaincu à Péluse le Pharaon Psamméti- que III, envahit l'Egypte et en fait une satrapie persane.

* * DEUXIÈME PÉRIODE.- L'Egypte sous la domincdion pe1·sane (525-332 av. J.-C.) -Ces deux siècles d'histoire égyptienne n'offrent pas un très grand intérêt. Les conquérants ne portèrent aucune atteinte à la religion et à la vie des Egyptiens. Darius conquit l'oasis de Khargeh dans le désert lybique et y construisit le seul temple persan existant en Egypte. Mais la domination persane fut souvent interrompue par les révoltes des Egyptiens, qui, aspirant à redevenir indépendants, s'allièrent aux Grecs et parvinrent à différentes reprises à secouer le joug étranger. C'est dans un de ces intervalles qu'un pharaon mendésien indépendant construisit le temple de Philœ. Les Perses conquérants ayant adopté le protocole des Pharaons, leur domination en Egypte s'étend sur quatre dynasties.

TROISIÈME PÉRIODE.- L'Egypte sous la dominaüon macédonienne (332- 305 av. J.-C.) - La bataille d'Issus décida du sort de l'empire persan. L'heureux vainqueur, Alexandre le Grand, soumit facilement tout le territoire de l'empire. En l'année 332, il gagna l'Egypte; l'année suivante il visita le temple d'Ammon, dans l'Oasis de Siwa, où les prêtres le saluèrent fils du dieu. Alexandre fonda la ville d'Ale- xandrie, sur les plans de l'architecte Dimocrate, dans le but de rattacher l'Egypte à cet empire grec universel qu'il avait le dessein de fonder. On sait qu'Alexandrie devint le centre intellectuel du monde civilisé qui gravitait alors autour de la Méditerranée orientale. Au point de vue politique, le royaume d'Alexandre ne dura que la vie du héros Macédonien. Après sa mort ses lieutenants se partagèrent le territoire. Ptolémée occupa l'Egypte, d'abord, pour Philippe Arrhidée et Alexandre II, fils d'Alexandre le Grand. Mais en l'année 305, il prit le titre de roi d'Egypte.

QuATRIÈME PÉRIODE.- L'Egypte indépendante sous les Plolémées (305-31 av. J.-C.)- La dynastie des Ptolémées fit de l'Egypte le siège d'un brillant empire. Alexandrie fut une seconde Athènes, avec cette différence à son avantage, que son influence s'étendit non seulement sur les pays de langue grecque, mais rayonna dans tout le monde civilisé. Aidé par une dynastie intelligente et par les importantes ressources économiques de l'Egypte, le Néo-hellénisme atteignit l'apogée de sa grandeur. La description que l'historien grec Strabon fait de la ville d'Alexandrie peut donner une idée de la splendeur du royaume dont elle était la capitale. Le phare haut de 190coudées que fit construire Ptolémée 1er, le Vainqueur (Soter), fut l'emblème de cette période glorieuse pendant laquelle les rives du Nil connurent l'épanouissement d'une civilisation qui n'était pas la leur, mais à laquelle elles apportèrent la maturité d'esprit de la race à laquelle elles avaient donné le jour. Malheureusement à l'éclat du premier siècle succéda une lente décadence de deux cents ans. Le relâchement des coutumes n'en fut pas la moindre raison. Les Romains, dont l'astre grandissait à l'horizon, entrèrent vite en relation avec l'Egypte hellénique. Les souverains eux-mêmes de ce pays eurent recours au Sénat de Rome et le firent l'arbitre des destinées de l'Egypte.Rome, fière et austère, subit l'ascendant et la supériorité intellectuelle de l'Hellénisme. «La

Grèce conquise conquit son farouche vainqueur • dit Horace. Cléopatre, cette reine gréco-égyptienne, dont la beauté et le suicide personnifient si bien la fin de l'Egypte, eut encore assez de pouvoir pour asservir à ses charmes Pompée, Jules-César et Antoine. Octavien, qui fut ensuite César-Auguste, réduisit l'Egypte à une préfecture romaine,

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