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TES rm TS 720 NOUVELLE GÉOGRATHIE UNIVERSELLE des Arabes, des Foula : l'introduetion de listam et d'une civilisation nouvelle à créé peu à peu un contrasté ethnique entre les gens du Baghirmi et les populations environnantes, D'après les chroniques et les traditions, les fondateurs arabes du royaume seraient venus de FArabie, peut-être de Médine, à la fin du quinzième où au commencement du seisième sivele : quoi qu'il en soit, ils étaient originaires de l'est, À cette époque, comme de nos jours, un mouvement d'émigration et de conquête se produisait dans le sens de l'est à l'ouest.

Quoique très mélangés comme leurs voisins du Bornou, les habitants du Baghivmi leur sont très supérieurs par li beauté corporelle Hs sonten gé-néral bien équilibrés, souples et forts: leurs traits n'ont pas la laideur repoussante qu'offrentCtant de Kanouri, etles femmes baghirmi surtout se distinguent par des figures vraiment agréables, au front développé, au nez droit, aux lèvres à peine saillantess elles ontles cheveux ras, mais surles deux côtés de la tête elles 4 mélent des fibres végétales tressées en forme d'épis, Le noir foncé de la peau est assez rare: la plupart des Baghirmi ont un reflet rougeitre, presque métallique, HS sont en général très intelligents, fort habiles aux divers métiers on vante Surtout leur talent pour le tissage des étotfes, la teinture, les travaux de sellerie et de passementeries en STI, lorsque le sultan du Ouadai se fat emparé de lreapitale du Baghirmi el s'en retourna victorieux dans son pays, 1 pritsoin d'emmener en captivilé les meilleurs artisans, maçons, Uisserands, tilleurs, teinturiers, pour les établir en colonies etles employer comme conducteurs de travaux: trente mille ouvriers du Baghirmi auraient été ainsi déportés dans le Ouadai : en méme temps défense fut faite aux Baghirmiens de porter de belles étofles, Aussi l'industrie locale at-elle considérablement diminué on ne pourrait plus aujourd'hui bâtie un palais de briques comme celut qui possède le sultan de Masseña, Mais, si bien doués que soient les gens du Baghirmi pour les métiers pacifiques, ils sont tellement accoutumés, de père en fils, à la profession des armes, que les mœurs soldatesques sont devenues générales, que le mépris du labeur honnête este premitre condition du respeet, que a brutalité, la cruauté même sont tenues à honneur : le dernier souverain Grait vanité du surnom d'Aboû-Sekkin ou « Pere du Couteau» que lui avait valu l'égorgement en masse de convives auxquels 1 avait juré foi et amitié, Les Baghirmi méprisent fort les Kanouri du Bornou et les Maba du Ouadaï comme leurs inférieurs en valeur guerrière, el cependant ils n'ont point constitué comme eux d'État puissant et leur situation politique à presque toujours été celle d'un vasselage plus où moins déguisé; maintenant ils payent tribut au sultan du

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