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o12 AOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE, M. Léon Metchnikov'. Comme dans les bassins du Hoang-ho, de l'Indus, de l'Euphrate, du Nil, les populations riveraines se sont développées d'une manitre très inégale dans les régions qu'arrose le Niger, et dans cette concurrence vilale pour la civilisation ce ne sont point ceux qui vivent dans le voisinage des embouchures fluviales qui se sont policés les premiers. C'est vers l'intérieur du bassin, loin de la mer, que le progrès à ét le plus rapide : là seulement se sont constitués des groupes nationaux assé considérables et assez Industrieux pour prendre quelque importance duns l'histoire de humanité et faire parvenir leur renommée dans les pays éloignés, en dehors de leur continent. Tandis que se formaient ces nations du Niger moyen, couvrant le fleuve de leurs convois de barques, envoyant leurs marchands en caravanes dans toutes les partie”! l'Afrique septentrionale, les populations du della restaient à Fétat bars ve et fermaient laceès de la mer aux riverains policés de Famont, La civilisation des peuples du Niger, essentiellement fluviale, se détournait de l'Océan. Telle était, an point de vue historique, l'insigniliance des bouches pourtant navigables du Niger, que les Européens, après quatre sièeles de voyages sur le pourtour du continent africain, ignoraient sur quel point du littoral se déversait l'énorme masse liquide ; ils l'ignoraient, où plutôt ils Favaient oublié, car les premiers explorateurs avaient appris des indigènes à connailre Le della du grand fleuve : « Nous remontâmes le Niger jusqu'à Benin, » dit Villault de Bellefond*?, Encore au commencement du sièele, Dureau de la Malle ajoutait foi aux récits des Maures sur la jonction des deux Nils, le Nil des Noirs et celui des Égyptiens *, Rennell, adoptant les idées de d'Anville, et les modifiant dans les détails, S'imaginait que le Niger allkut se perdre dans une mer intérieure à laquelle il donnait le nom de Ouangara, appartenant à un peuple riverain du Tzdé : cette hypothèse était également conforme à une tradition des nègres qui voient dans la mer du Bornou une large expansion du litnilotique, De nombreux géographes acceplaient aussi l'opinion de Mungo Park, qui dirigeait les eaux du haut Niger vers Fembouchure du Congo, et e'est principalement dans l'espérance de changer cette Supposition en certitude que se fiten IST6 h malheureuse expédition de Tuekey, remontant les eaux du Zaïre, tandis que Peddie devait descendre le Niger, à la rencontre de l'autre explorateur, Toutelois, dès l'année 802, un géographe «en chambre », Reichard, è 1 Les Grands Fleuves Historiques, Revue Scientifique, 1886.
# Winwood Reade, Savage Africa; — Petermann's Mittheilungen, 1851.
5 Géographie physique de la mer Noire, de l'intérieur de l'Afrique et de la Méditerrance.
# Geogrephical Hlustrations of Mr. Park's Journey.
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