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DEC ETES TTE PAT TS COPAINS 080 NOUVELLE GÉOGRAPIDIE UNIVERSELLE, l'homme n'évite point; la bête la plus redoutée des indigènes est un buffle, dit bush-cov par les Américains du littoral. Quelques chimpanzés, appelés baboons par les Libériens, parcourent les bois : on les respecte fort et l'on se garde de les manger, parce qu'ils ressemblent à l'homme; mème tout naturel qui abatun de ces bimanes est tenu pour coupable d'un grave délit et pendant dix jours il apporte des aliments à l'endroit du meurtre, On trouve aussi dans le pays diverses espèces de singes qu'il est permis de tuer; les cercopithèques, gibier le plus apprécié des indigènes, cheminent sans bruit sur le haut des arbres par bandes considérables, comprenant jusqu'à une centaine d'individus, Dans les parties de la forêt parsemées de clairières, plusieurs espèces d'antilopes sont représentées, entre autres la spinigera, la plus petite de toutes les gazelles : ses pattes sont comme de minces baguelles el ses cornes, simples «épines », n'ont que deux centimètres de longueur, Quant au monde des insectes, il est st riche, qu'on a pu appeler Liberia le « domaine des fourmis », À Monrovia, il à fallu rebätir des quartiers de la ville, minés par les termites".

Dans l'intérieur du pays, les monts et les plateaux sont oceupés par la puissante nation des Mandingues, et R aussi, comme dans les autres contrées de l'Afrique occidentale, ces envahisseurs venus de l'est exercent une grande influence, grâce à leur civilisation supérieure : ils ont déjà converti à l'islam plusieurs des tribus indigènes du versant maritime. À la base des hautes terres, dans le bassin du Kaint-Paul, des villages fortifiés apparliennent aux Pessi et aux Boussi, peuplades guerrières qui naguère se décimaient mutuellement en d'incessants combats; mais, vrais gentils hommes, fiers de leur courtoisie, ils se distinguent par leur extrême poli: tesse, Chaque tribu à sa langue et son tatouage distinctif : chez les uns une ligne tracée de la tempe au menton, chez les autres un trait qui réunit la racine de l'oreille à l'angle extérieur de l'œil; ils se liment les dents, usage qui n'a plus de raison aujourd'hui, mais qui jadis avait pour but d'effrayer les ennemis en faisant grincer les redoutables scies, toutes prètes à les déchirer : Winwood Reade dit que les repas de cannibales existaient encore en 1870, Les Boussi sont de très bons agriculteurs et récollent de grandes quantités de coton, que viennent acheter les marchands étranvers, Plus puissants et plus nombreux sont les Gola ou Goura, qui vivent principalement à l'ouest du Saint-Paul, au bord de ses affluents et des ri-1 Bultikocfer, mémoire cité.

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