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20 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE,

pérature et les mouvements des couches liquides, les naturalistes qui les montaient se sont occupés surtout de étude des organismes qui peuplent

ces mers, el riche a été li moisson qu'ils ont obtenue, Le bassin de ?’Atlan-

lique açorien, d'une température plus élevée ue les mers équatoriales, est

d'une richesse extrême en vie animale : certains parages, notamment dans

le voisinage des Canaries, sont de ceux où les êtres vivants sont assez nom-

breux pour que l'eau en paraisse animée : des myriades d'êtres de toutes

formes, de toutes nuances, opaques où transparents, brillants ou presque

invisibles, se meuvent à la lumitre: des cétacés, des squales précédés de

leurs «pilotes » (naucrates ductor), des poissons par centaines d'espèces, parcourent les eaux: de chaque vague on voil-s'élancer des exocets ou

poissons volants, qui retombent dans une deuxième vague, où souvent

les atteint Fanimal chasseur; les argonautes où « vaisseaux de guerre

portugais » cinglent sur le flot comme des barques à voile blanche, Au-

dessous de la faune des eaux supérieures qui se déplace suivant les saisons,

nageant vers le norden été, descendant vers le sud'en hiver, les naturalistes

étudient maintenant une deuxième faune, dont Faire est beaucoup plus

étendue, grâce à luniformité de température qui prévaut dans l'eau pro-

fonde. Quels cris de joyeux étonnement ont souvent accueilli sur le pont

du navire les filets ramenés de deux où trois mille mètres de profondeur,

avec leurs animaux merveilleux, que le regard de l'homme voyait pour la

première fois !

Ainsi que Fa dit Humboldt iv à bientôt un siècle, la mer est sur-

tout le théâtre de li vie animale, et les plantes ne eroissent guère que sur

les berges rocheuses des îles et des rivages continentaux; elles appar-

tiennent à la terre ferme, du moins par leurs racines. Toutefois F'Atlan-

tique açorien possède aussi sa flore de haute mer, les sargasses, que l'on

considér& jadis comme le reste de F'Atlantide, comme des prairies d'algues

ayant surnagé tandis que le continent s'engouffrait au-dessous". Avee leurs

tiges ramiliées, leurs membranes latérales en forme de feuilles dentelées,

leurs flotteurs qu'on dirait des baies, les sargasses ou raisins des tropiques

(fucus natans, sargassun bacciferum) ressemblent à Sy méprendre à des

plantes d'organisation terrestre; néanmoins ce sont bien des algues, comme celles du littoral, et lon n'a jamais pu y découvrir d'organes

reproducteurs. Ces plantes ne sont point, comme on le croyait jadis, des

épaves de fueus que les vagues auraient arrachées aux côtes des Antilles et

du continent américain pour les livrer ensuite au courant et les faire tour-

1 Ravnal, Histoire politique et philosophique des deux Indes.

ORDRE LR Séasi Ltée

NA

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