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des ns el irait pensouint : Lom-L'an aniauavec enés nt de n fil | mintes, rs de uen éville leur SOIN -t une ment S qui ue el )mo, e, le rnols ouve ilieu uple "ein -nis, JUX, POPULATION DES CANARIES. 103 quoiqu'ils apportent une grande passion à leurs combats de coqs, ne se laissant jamais entrainer par un faux point d'honneur, mais très braves à l'occasion, aimant les fleurs, les parfums et le chant, les Canariens de nos jours ont un caractère à eux qui les distingue nettement des Espagnols, C'est dans Palma, Gomera, Hierro et les parties méridionales de Canarie et de Tenerife que l'on reconnait mieux le type original, À Güimar, à Chasna, on retrouve encore chez les villageois la plupart des usages décrits par Espinosa, un sièele après là conquête. Quelques mots de la langue sont toujours employés, pour désigner les plantes, les insectes, les outils; des noms de famille sont restés guanches, Les indigènes possèdent des outils et des vases pareils à ceux de leurs ancêtres. IIS fabriquent le beurre de li mème manière, en emplissant de lait une outre que l'on se renvoie de l'un à l'autre, IIS pêchent toujours en empoisonnant du sue de l'euphorbe les flaques d'eau laissées dans les roches par le reflux. Leurs danses, leurs cris de joie sont les mêmes que chez les anciens Guanches, et comme eux ils jettent du grain au visage des nouveaux mariés pour leur porter bonheur, Le plat national, le gofio, pâte faite avec la farine de divers grains éclatés au feu, est encore celui que l'on retrouve dans les tombeaux des Guanches, La racine de fougère, réduite en farine, remplaçait, et de nos jours remplace encore le gofio pendant les périodes de disette !, Les éléments européens se sont diversement mélangés dans les îles, Les Normands et les Gascons venus avec Béthencourt et Gadiffer étaient top peu nombreux pour qu'ils ne se perdissent pas bientôt dans le flot montant de la population espagnole, où le sang andalou parait prédominer; seulement on s'étonne du nombre prodigieux des familles qui dans les Canaries, aux Acores, en Portugal, au Brésil el dans toutes les possessions portugaises où espagnoles, portent, diversement écrit, le nom de Béthencourt : si toutes descendent en effet du conquérant où de son cousin et successeur Maciot de Béthencourt, elles ont par les femmes une origine berbère et témoignent ainsi de la persistance du sang indigène malgré la disparition apparente de la race. Des Maures furent importés à Gran Canaia après l'extermination de la conquête. Dans Tenerife, des immigrants irlandais, venus à la suite d'une persécution religieuse, ont fait souche de familles nombreuses et l'on croit encore reconnaitre des figures irlandaises parmi les habitants d'Orotava. Quant à l'île de Palma, où les massacres avaient fait beaucoup de vides pendant la dernière moitié du quinième sièele, on repeupla une partie des villages par des familles indus-1 Webb et Berthelot, ouvrage cité.

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