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104 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE, Lrieuses amendes de Flandre, Les nouveaux venus ne tardèrent pas à se fondre avec les Espagnols et traduisirent même leur nom en castillan : ainsi les Groenberghe devinrent les Monteverde', Malgré la diversité des origines, les Canariens, qui ont gardé le courage tranquille des aïeux berbères, sont devenus de fervents patriotes espagnols, Toutes les attaques faites contre leurs villes fortiliées furent repoussées avec succès. Les huguenots français, les Barbaresques, les pirates anglais, même une flotte hollandaise composée de 70 vaisseaux, s'essayèrent vainement, soit contre Gran Canaria, soit contre Tenerife ; Nelson tenta de réduire Santa-Cruz en 1797; il y perdit un navire et l'un de ses bras”.
Les Canariens n'ont d'autres industries que la culture du sol et la pêche.
Jadis les îles envoyaient à l'Europe « le meilleur sucre connu >»: puis li production du vin eut une grande importance dans Farchipel: mais l'oïdium ruina les vignobles des Canaries même avant ceux de Madère, Les planteurs durent alors chercher un autre produit d'exportation et 'oceupè-rent surtout de la culture du nopal à cochenille, Dès l'année 1829, le pré-cieux insecte avait été introduit dans les Canaries ; cependant la récolte annuelle n'eut point d'importance avant 1852, époque à laquelle on commenca d'employer le guano pour activer la eroissance du cactus. Encore en 1860 le monopole commercial de la cochenille appartenait à la république de Honduras: mais peu d'années après la production des Canaries en eochenille dépassait déjà de beaucoup celle du monde entier! :e'est pour les plantations de nopal que tant de bois ont été coupés à Canaria et à Tenerife, Toutefois cette denrée, jadis de valeur capitale pour Ht teinture, a été presque entièrement remplacée par l'aniline et lalizarine, quoiqu’elle repré-sente toujours la part la plus considérable du commerce de l'archipel”, et de nouveau les planteurs canariens ont dû se mettre en quête d'une industrie agricole de grand rapport. En 1862, on fit dans les îles divers essais de plantation de tabac qui réusstrent au delà de toute espérance, surtout 1 Pégot-Ogier, Description des iles Canaries : — Goblet d'Alsiella, Patrie Belgica, WE # Andrès Rebuelta, Boletin de la Sociedad Geografica de Madrid, set. ASS.
* Production moyenne des vins, de ISLE à 1824, d'après Webb et Berthelot : 191676 hectolitres, dont FE 440 pour Ra seule île de Tenerife, “ Production de la cochenille en 1870 : Mexico, . TS Re 112 000 kilogrammes, Honduras. ; 292 000 Canaries... . LE ’ 1 568 000 n (en 1871). AU 2 212 000 “ 5 Commerce des Canaries de 1880 à 188%: 95 670 000 franes, dont 52 000 000 francs pour l'exportation de la cochenille, soit plus de 6 millions apnuellement.