Sudan Archive

Open the original scan

102 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE, et demi, ils avaient vaillamment résisté aux attaques des pirates el des conquérants, quoiqu'ils n'eussent pour armes que des pierres, des bâtons et des javelots durcis au feu ou terminés par une corne aiguë; on n'aurait pu les vaincre si l'on n'avait employé contre les indigènes encore indépendants les insulaires déjà soumis, Hs faisaient grâce aux prisonniers ; souvent même ils leur rendaient la liberté, mais on ne les épargnait point : la captivité où la mort, telle était l'alternative pour les Guanches qui tombaient au pouvoir des chrétiens; dès 1545, le roi Affonso IV, écrivant au pape Clément VE lui raconte que ses «gens ont pris des hommes, des animaux et d'autres objets qu'ils ont apportés en grande joie dans ses royaumes', En 1595, des corsaires de Séville enlevaient le roi de Lanzarote, avec sa femme et 170 sujets. Lorsque Béthencourt et Gadiffer, accompagnés d'interprètes canares, que des pirates leur avaient vendus, s'emparèrent de Lanzarote, 11 n'y restait plus que trois cents individus, auxquels on fit force promesses, « mais on ne leur a mie bien tenu convenant. » Au milieu du sièele suivant, Gran Canaria et Tenerife, encore indépendantes, avaient ensemble une population évaluée à 25 000 personnes*. Lors de la conquête, qui dura plus de trente ans, la plupart des hommes furent Lués ou emmenés en Espagne, pour être vendus sur les marchés de Kéville ou de Cadiz; d'autres se suicidèrent pour ne pas survivre à la perte de leur hiberté, En outre, la terrible maladie, dite modorra, « maladie du sommeil », fit disparaître un grand nombre des indigènes restants : ce fut une de ces «© pestes noires », semblables à celles qui ont enlevé récemment lant de peuplades de l'Amérique et de l'Océanie. Baptisés, les Guanehes qui restèrent se mêlérent à la population espagnole et perdirent leur langue et leurs mœurs. Les derniers descendants du dernier roi de Tenerife, Bencomo, entrèrent dans les ordres et moururent en 1828 à la cour d'Espagne.

Mais si la nation des Guanches n’a plus d'existence indépendante, le sang ne s'en est point perdu. De l'union des premiers colons espagnols avec les femmes indigènes naquit une population croisée, que l'on retrouve avee ses traits distinetifs en mainte partie des îles. L'atavisme et le milieu font renaître des Guanches au milieu des Espagnols canariens. Le peuple de l'archipel est doux comme l'étaient ses ancêtres berbères, « si remplis de vertus naturelles et d’honneste Simplicité » °, Bavards, confiants, Joyeux, lents à la colère, sans rancune, insinuants et rusés, fort doux, Revnald, Annales: — d'Avezac ; — Webb et Berthelot; — Borges de Figuciredo, ete ? Le Canarien.

5 Aloys de Cadamosto, ouvrage cité.

Bergeron, Traité des Navigations.

sou) quolqu laissant l'occasit Jours 0 C'est da et de 1 Chasna, par Espi loujours noms de el des vi 1 mème l'un à l'a les flaque cris de Jo] ils jetten bonheur.

grains 6e] des Guan nos Jours Les élé Les Norm trop peu 1 montant ( ner; seul les Canari sions port Béthencou el success berbère et disparitio via après | irlandais, de famille daises par!

SACres Ava fnème sièc ! Webb et

Text produced by OCR — report an error