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le duel, » pelils s terres is elles ANCIENS HABITANTS DES CANARIES. 101 leur revenaient toujours en héritage. Les nobles, très fiers, racontaient que leur ancêtre avait été créé avant laïeul des pauvres et que celui-ci avait reçu pour ordre de servir, lui et sa race, Is auraient cru déroger par le travail manuel; il leur était surtout interdit de verser le sang des animaux, quoique en bataille ils pussent se glorifier de verser celui des hommes ; des Espagnols captifs ils firent des bouchers et des équarrisseurs. Cependant ils ne constituaient point une caste fermée : tout plébéien ou «tondu » pouvait entrer dans leurs rangs, grâce à une action d'éclat on à amitié d'un grand; le prêtre l'admettait parmi les nobles en assemblée publique, Le pouvoir des chefs était Himité par un conseil suprême, qui diseutait les affaires d'État, jugeait et punissait les criminels. Le suicide était en honneur à Gran Canaria : quand un seigneur prenait possession de son domaine, il <e trouvait toujours quelqu'un disposé à mourir pour honorer la fête. « Le pauvre misérable se précipitait dans un gouffre où il se démembrait et mettait en pièces. Dont pour reconnaissance, le seigneur est tenu d'honorer grandement et rémunérer d'amples dons les parents du défunt.
Souvent des vieillards de Palma exigeaient qu'on les laissät mourir seuls.
\près avoir salué leurs parents et amis, ils prononçaient les mots : « Vaca quare, » « Je veux mourir, » et on les transportait dans la grotte sépulcrale, sur un lit de peaux ; à côté d'eux on plaçait une jatte de lait et tous S'éloignaient pour ne plus revenir*, Les modes d'inhumation variaient selon les îles. Dans Pisleta de Gran Canaria, les cadavres étaient placés en des tombelles recouvertes de blocs, Dans Tenerife, de nombreuses momies embaumées, en parfait état de conservation, ont été retirées de groltes sépulerales et de caveaux recouverts de terre végétale; e’étaient les Lombeaux des gens riches. Ces momies sont couchées sur le dos, les bras élendus le long du corps, les pieds joints, et sont très soigneusement enveloppés de peaux, cousues avec une étonnante finesse au moyen d'aiguilles d'os où d'arêtes de poissons : les procédés d'embaumement paraissent avoir beaucoup ressemblé à ceux des Égyptiens. À côté de chaque momie se trouvaient ordinairement un garrote où bâton grossier, destiné sans doute à soutenir le mort durant le grand voyage, et un vase plein de miel pour sa nourriture.
Depuis le seizième sièele, les Guanches de Tenerife, les Berbères des autres îles ont cessé d'exister en corps de nation. Pendant plus d'un siècle 1 Navigations d'Aloys de Cadamosto.
2 Niera y Clavijo; — Webb et Berthelot,