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LA VIK MATKRIRLLK KV MOBAI.K 77 souvenl, aussi, à l'aide d'un beau C(jrd(jn — semblable à ceux des embrasses de rideaux — passé en sautoir, l'on fait étalage d'étuis ou de sacoches dans lesquels les lettrés musulmans enferment d'ordinaire des feuillets ou des manuscrits et qui sont habituellement très enjolivés à l'aide de broderies en soies de couleur.
Quant aux enfants, il y a lieu de distinguer. Les tout petits, de l'un et de l'autre sexe, \ont nus; on leur met, cependant, en guise de ceinture, une ficelle à laquelle on attache ou suspend quelque verroterie ou coquillage; au lieu de Hcelle, d'aucuns reçoivent un collier de perles. Au pied une chaînette d'argent ou des grelots de cuivre, du moins pour les fillettes.
Celles-ci ont un commencement de xètement \ers quatre ou cinq ans : deux bandes d'étoffe sont suspendues, l'une par de\ant et l'autre par derrière, à la ficelle-ceinture, mais on ne met rien entre les jambes. Ce n'est que \ers sept ou huit ans que l'on emploie une bande unique passant entre les jambes, chevauchant la ficelle-ceinture et retombant longuement par devant et par derrière : c'est le lempe. A mesure que l'enfant grandit, les bouts du lempe s'allongent, la largeur de la bande qui le constitue s'élargit, de sorte que vers l'époque de l'excision la fillette paraît vêtue d'un pagne qui Pentoure de la ceinture jusqu'à la cheville. Le haut du corps n'est, normalement, pas couvert ; en cas de besoin — pour porter un jeune frère, se protéger contre le froid — un pagne est noué au-dessous des aisselles. Une fois excisée la fillette reçoit, en principe.
des vêtements pareils à ceux de sa mère. Pour les garçons, l'on constate des faits anahgues. Ils vont nus peut-être plus longtemps que les filles; toutefois, vers sept ans, il est bienséant de leur donner une manière de lempe : le bila, simple bande qui passe entre les jambes, chevauche la ficelle-ceinture et retombe par devant et par