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yÔ MONOGRAPHIE DES KIIASSONK.É dessous du fenou, est retenu à la ceinture par un lien passé en coulisse. Il ne présente aucune ouverture et il faut le rabattre, au moins en partie, en cas de besoin ; toutefois, comme il est bienséant de s'accroupir pour uriner, la plupart trouvent plus commode, dans ce cas, de retrousser la jambe toujours ample de leur pantalon. Comme les femmes, certains hommes aiment porter un vêtement intime, lequel est alors le bila dont nous parlerons tout à l'heure ; d'aucuns donnent pour raison qu'il est sage d'agir ainsi car, disent-ils, l'on peut être obligé, pour une raison ou une autre, d'enlever son pantalon ; l'on apparaît alors nu aux veux de tous et c'est honteux.
Les chaussures sont des sabala, pareilles à celles des femmes mais peu ou point enjolivées et jamais à semelle très épaisse. Les cavaliers ont des bottes en filali, soit jaune, soit rouge, et plus ou moins agrémentées de dessins en creux ou en relief, ou brodées avec des soies de diverses couleurs.
Le corps est épiléou rasé. Le crâne conservait, autrefois, une chevelure fournie que l'on tressait en cadenettes tombant autour de la tête ; aujourd'hui, même les gens qui ne se piquent pas d'être fervents musulmans se rasent fré-quemment le crâne, la moustache et la barbe (i). A part quelques bagues aux doigts des mains et des pieds et parfois un bracelet au poignet, l'homme ne porte point de bijoux. Par contre, il est, tout autant que sa compagne, couvert d'amulettes et de talismans, mis en place d'après sa propre initiative ou d'après les prescriptions des magiciens ou des marabouts.
Comme accessoires intéressants, il faut signaler un portemonnaie en cuir qui se porte suspendu au cou par une lanière et dont la disposition ne manque pas d'ingéniosité. Sans être musulman, il est de bon ton de le paraître et l'on porte un chapelet généralement enroulé autour du poignet; (i) Parfois une bande de poils est réservée sous le menton.