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68 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ Chez les femmes du commun, le milieu du corps est entouré par un pagne qui va de la ceinture au genou. Ce simple appareil constitue tout Thabillement des pauvresses et aussi des femmes quelconques occupées aux travaux domestiques, agricoles... car il laisse les bras entièrement libres ; en principe, pour les femmes aisées, il est complété par un second pagne long d'une brasse, large de i m. 20 à 1 m. 5o, enroulé par un de ses bords longitudinaux à la ceinture et tombant à la cheville. L'on ajoute, parfois, à cet ensemble un troisième pagne que Ton lixc par-dessus les seins ou sous les bras et dont le bord inférieur descend au bas du ventre. Le tout jeune enfant étant porté à califourchon dans le dos, ce troisième pagne est indispensable pour le mainteniren place: les bouts inférieurs du pagne étant solidement noués, l'enfant est plaqué contre le dos de sa mère, la tète ballante, le plus souvent, les pieds pointant de chaque côté à hauteur des hanches.

Les femmes riches, ou qui veulent paraître telles, ont un habillement assez compliqué dont voici la description, remarque étant faite, d'ailleurs, que les genres précédents peuvent eux aussi comporter certains des vêtements dont nous allons parler, le voile de chevelure et les chaussures notamment ; il n'y a, en effet, rien d'absolu en ces matières et l'ordre adopté pour la clarté de l'exposition ne doit pas avoir pour conséquence de faire apparaître une mode impérative pour le vêtement là où chacun est, au contraire, absolument libre d'agir à sa guise.

11 est bienséant que la chevelure disparaisse sous une sorte de résille en fil de coton blanc ou bleu, de la taille d'un mouchoir de poche et dont le bord présente une mince bande en lil rouge. C'est le kunaniminango (i) que Ton (ixe à l'aide d'un bandeau {dyala) consistant souvent en un ruban de soie de provenance européenne et, d'autres l>) Mot qui signilic littéralcmenl « ce qui entoure la tête ».

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