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l.A VIK M.\Tl':i<li:i.LK KT MORALK Oy fois, en une courroie de cuir. Ia femme n'aime pas paraître sans sa résille et, moins encore, l'enlever devanl des étrangers; pour celles de bonne condition, surtout, il y a là une sorte de pudeur très susceptible. La partie supérieure du corps disparaît sous une blouse courte à manches amples (miisu doroge] en étoffe de coton; les deux pagnes dont nous avons parlé précédemment enveloppent la partie inté-rieure ; lespieds sont protégés par des chaussures en forme de mules [sabata) en cuir jaune enjolivé de quelques dessins.
La coquetterie féminine apporte à cet habillement simple et bien approprié au pays, non des changements de forme, mais un grand soin dans le choix des tissus.
Les étoffes européennes ont beaucoup de vogue et même les plus onéreuses ne font pas reculer les coquettes dont les movens restreints trouveraient à s'employer mieux; toutefois, les étoffes indigènes sont également très en faveur aussi : elles présentent des qualités plus en rapport avec le milieu, elles sont moins sujettes à se détériorer par l'usage ou le lavage; plus seyantes, surtout comme pagnes, certaines sont, au point de vue indigène, de véritables travaux d'art, par la finesse du tissu, l'étroitesse de la bande, la perfection de la teinture ou du dessin. 11 y a de véritables marques locales ou étrangères fort prisées.
La chaussure est également un détail qui fait le souci des élégantes: la vulgaire saa/a est, par elles, délaissée; on lui substitue une forme dont les semelles épaisses de 5 à 8 centimètres sont passées soigneusement au bleu Guimet ; le cuir, qui protège le dessus du pied, est orné de dessins en creux et aussi de glands et d'autres motifs en étolie ; la marche alourdie par cette chaussure difficile à retenir emprunte à cette entrave une langueur de très bon ton, surtout pour les femmes de qualité. Ces dernières tout usage, les jours de pluie, de sortes de socques plus ou moins sur-élevées.
Entin, il est très bien porté d'axoir la léte et le haut du