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(34 MONO(;R.\flllE DF.S KIlASSONkK peu nutritive, qu'il huit en absorber beaucoup pour apaiser la faim, qu'ainsi l'estornac se distend et s'entraîne à la longue à contenir un bol alimentaire énorme et cela, dès le jeune âge.
Il n'y a pas d'heures fixes pour les repas et le nombre des repas varie de un à trois, quelquefois quatre par jour. L'homme libre, aisé, fait d'ordinaire trois repas (fanda) : un dans la matinée, un après midi, un dans la soirée; les gens riches font en plus une collation vers la tin de l'après-midi. L'indigène en visite chez quelqu'un en train de manger prend sa part du repas sur l'inx'itation qui lui est toujours faite, même s'il vient de manger chez lui ou est sur le point de le faire. Le premier repas \cia-iu-kha = ouverture de la bouche) est ordinairement très sommaire; il ne comporte souvent que les reliefs du repas de la veille; d'autrefois il consiste en mil grossièrement pilé, additionné d'eau; chez les plus aisés, c'est une simple bouillie de mil. Les repas de l'après-midi et du soir sont plus copieux et plus soignés, le premier surtout; les diverses préparations que nous avons examinées en forment le menu sans toutefois qu'il y ait plus d'un service à chaque repas.
Les repas sont pris en plein air fréquemment, dans la cour de la lu ou au dehors; par le mauvais temps l'on s'installe dans les cases. Les riches ont, parfois, une case aménagée spécialement pour les repas et dans laquelle ils reçoivent les visiteurs : dans le sol, des concavités sont alors aménagées pour recevoir les kunan' qui contiennent les aliments, la sauce et qui, de ce fait, se trouvent parfaitement en équilibre.
En général, le maître du logis mange à part avec ses parents, ses hôtes ou amis ; les femmes s'installent d'un autre côté, hors de la présence et même de la vue des hommes ; si ceux-ci surviennent pendant qu'elles mangent, elles s'interrompent et souvent se sauvent en poussant