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LA VIK MAIKI'IKI.I.K KT MOKAl.K 05 des cris OU en s'esclalVant ; il est fréquent que le lils aîné prenne ses repas séparément, en compafjnie de ceux qui forment sa société habituelle; les tout jeunes enfants demeurent avec les femmes; les domestiques se tiennent à 1 écart, de préférence dan le buliin' ou case d'entrée pour les hommes, dans la cuisine ou ses environs pour les femmes. Mais il y a de nombreuses dérogations à ces principes et il n'est pas rare, notamment, que le maître mange en compagnie de sa femme préférée ou de celle dont c'est le tour.
Quoi qu'il en soit, lorsque tout est prêt, s'il v a de la viande ou toute autre chose de particulièrement agréable, le maître est invité à procéder au partage : chaque groupe reçoit sa part dont le plus qualifié fait, en toute équité, la répartition entre les convives. Après s'être lavé les mains les commensaux s'accroupissent autour des plats: chacun prend devant soi, exclusivement avec la main droite (i!, une certaine quantité de pâte, qu'il pétrit en forme de boule: il trempe cette boule de pâte dans la sauce, l'avale et recommence. Il est de stricte politesse que chacun ne se serve pas plus souvent ni en plus grande quantité que ses voisins, et l'on se règle tout naturellement sur le plus lent. La part de ceux qui s'en vont avant épuisement du mets profite à ceux qui restent. La viande et le poisson sont généralement mangés en dernier.
L'on ne boit que lorsque le repas est terminé et seulement de l'eau ; le premier ustensile qui tombe sous la main sert à puiser le liquide que l'on boit à plein gosier. Après quoi on se rince bruvamment la bouche, on introduit les doigts pour expulser les restes d'aliments, et, d'un (i) La main droite paraît devoir son nom à sa fonction habituelle, celle de servir à prendre le kini, on la nomme en etfei AiMJ-w-bu/u, littéralcmcni la main du kini. — La main gauche dont on se sert pour les ablutions inlimes n'est pas employée pour prendre les aliments dans le plat.