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LA viK .MAr/;mi;i.i,K i:t morai.i; 63 assaisonnés; des inucila'os propres àlaciliier la déglutition des graines et, dans une certaine mesure, à rompre l'énergie des condiments et des épiccs. L'on aime que ces brouets gardent une certaine consistance.

L'on utilise à ces diverses lins, d"une part les leLiilles de baobab, de bantin' , de biuikun' d'arachides, de haricots; les fleurs de s iifurini', de bantin' , de tombi\ le gombo, les courges, les patates, les arachides ; d'autre part, le sumbara, le da-lu, le gingembre et surtout, surtout le piment.

Bien entendu les huiles d'arachides ou autres, le beurre de vache ou de s/, la graisse des divers animaux sont mis à contribution; aussi, quand on en a, du jus de citron, des clous de girorte, du poivre et enlin du sel. Autrefois, le sel était rare et très cher, et, pour en tenir lieu. Ton employait une sorte de soude, sego (i), obtenue par évaporation de l'eau de lavage de cendres végétales.

Des repas.

Sui\ant les circonstances, le temps et le lieu, le noir est frugal ou vorace. En voyage pressé ou, plus généralement, lorsque le temps lui fait défaut, il se contente d'une poignée d'arachides, d'épis de maïs, de grains de mil vert, ou de mil grossièrement broyé et additionné d'eau. Par contre, un jour de cérémonie naissance, circoncision, mariage, dé-cès i il ne connaît aucune retenue et s'arrête seulement lorsque, suivant son expression, « il est plein », c'est-à-dire qu'il lui est impossible d'en ingurgiter davantage, faute de place. Peut-être faut-il voir la raison de cette voracité dans ce fait qu'en temps ordinaire la pitance est plutf>t (i) D'après une opinion courante, il faudrait attribuer la maladie du sommeil à l'usage du sègo.

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