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t LA VIK MA'lÉHlKI.Li: KT MORAI.K 6l place, les ustensiles nécessaires sont apportés et les ménagères procèdent en plein air, trois pierres ser\ant de foyer.

La nourriture est surtijut végétale ; voyons comment on l'accommode.

Le gros mil est, parfois, simplement décortiqué au pilon, ensuite on le cuit à l'eau, en arrêtant l'opération au moment (jù le grain est sur le p'oint de s'ouxrir, on obtient ainsi le kitii, on l'extrait du pot, on le dépose dans un hunan' profond ; alors l'on fait au centre de la pâte une manière de puits, allant presque jusqu'au fond du plat, et dans lequel on verse la sauce. Au lieu de laisser le grain entier on peut le concasser à moitié et le traiter ensuite comme il vient d'être dit : c'est le gesen' .

Le riz donne lieu à des préparations pareilles à celles du gros mil.

Les petits mils servent à la confection de mets plus compliqués. En général on les transforme en une sorte de tapioca nommé basi. A cet effet, le grain est réduit en farine fine que l'on blute soigneusement; on la cuit ensuite à la vapeur: pour cela on la place dans Viniin', pot en terre percé de trous jusqu'à mi-hauteur et que l'on ajuste sur une marmite contenant de l'eau, le joint entre les deux pots estluté: l'appareil ainsi formé est mis au feu, la farine cuite par la vapeur d'eau se transforme en minuscules granules. Le basi est mangé avec de la sauce: soit tel quel, soit après avoir été façonné en grandes galettes assez épaisses. Mais il constitue surtout un régal quand on remplace la sauce par du lait aigre. .Vdditionné de miel et de piment, il sert à confectionner les petites galettes appelées )no}}ii, que l'on trouve sur tous les marchés et dont tous les noirs sont très friands. Dans tous leurs déplacements les indigènes aiment emporter comme \ivres de route du basi enfermé dans une peau de bouc que l'on suspend à l'épaule; en arrivant à l'étape un peu de sauce et, mieux,

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