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60 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ ne les consomme pas. Il n'y a pas de pigeons, canards, pintades... domestiques.

Nous n'avons jusqu'à présent rien dit de la boisson. En principe, l'eau seule paraît au repas ou plutôt le termine ; mais d'aucuns se délectent volontiers, en dehors des repas, avec des boissons fermentées : le dolo, tiré du mil, le kunan'-d]-i fabriqué avec les fruits du kunlan' , le bandyi, qui n'est autre que la sève extraite du palmier ban' ; l'hydromel...

Préparation des aliments.

Le plus généralement les repas sont préparés par les co-èpouses qui se répartissent entre elles la besogne. Chez les gens riches il y a des domestiques spécialisées dans certaines fonctions : l'une est cuisinière [gada muso), une autre pileuse {susu la miiso), de jeunes esclaves vont chercher l'eau et le bois. Dans la cour de la lu, en plein air ou à l'abri, selon le temps, la pileuse travaille de longues heures et dès le point du jour pour broyer les graines et bluter la farine; tandis que, dans une case {gabugu), spé-cialement appropriée à cet etiet, la cuisinière vaque à ses occupations culinaires auprès d'un ioxQr [tadiila] où se dressent trois mottes coniques de terre glaise {sinkiin') servant de trépied pour les pots {dakha).

Dans les ménages pauvres ou peu fortunés, l'unique femme cumule toutes les fonctions : sou\ent, alors, la cuisine est faite dehors, tout au plus à l'abri d'un léger toit {gwa) horizontalement soutenu par quatre perches fichées en terre et, quand le mauvais temps l'exige, c'est dans la case servant d'habitation, près de l'ouverture de la porte, que l'on dispose le foyer.

Lors des travaux agricoles, si l'éloignement des champs ne permet pas de revenir à la lu pour prendre les repas, ou si, pour toute autre raison, la cuisine doit être faite sur

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