Sudan Archive

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ORIGINK KT HISTOIRK 4I Connaissant lasituation critique delà ville, Girardot, qui commandait à Sénoudébou ( Falémé), réunit des volontaires pour venir la secourir : abandonné par eux à hauteur de Dyakhan-dapé, il ne put que taire parvenir quelques cartouches aux gens du fort.

Du II mai au 4 juin, les Toucouleurs, poussant des embuscades tout près de la ville, empêchèrent les habitants de sortir et les munitions dexenues rares ne permettaient plus de les repousser. Le 7 juin, avant reçu des renforts de Nioro, El Hadj tenta, pendant la nuit, un nouvel assaut contre le tata, il fut repoussé.

La situation était à peu près désespérée et Paul llolle, d'accord avec Desplats, avait mis de côté la poudre nécessaire pour, au dernier moment, faire sauter le fort. Vers le i5 juillet les assiégeants, rétrécissant le cercle, se trouvaient à peine à cent mètres du fort et à vingt-cinq mètres du tata.

Sans cesse El Hadj Omar recevait des contingents venus surtout du Bondou.

[-ieureusement l'eau commençait à monter dans le tleu\'e et les secours tant attendus arrivèrent. Le 17 juillet, le gouverneur Faidherbe était avec 5oo hommes à Soutoukoullé qu'il incendia pour annoncer son approche aux défenseurs. 11 débarqua son monde sur la rive droite pour alléger les avisos ahn de franchir les seuils et vint mouiller à Kén)'ou, d'où il délogea l'ennemi a\ec des obus. Pour franchir le difficile passage des Kippes, Faidherbe débarqua une partie de son monde sur la ri\e droite d'où l'ennemi fut délogé, ce qui permit à nos soldats, qui le remplacèrent, de chasser les Toucouleurs de la rive gauche en les attaquant par un tir plongeant très meurtrier. L'aviso le Basilic ayant réussi à franchir les Kippes, tint les Toucouleurs à distance, avec le tir à mitraille de ses canons, tandis que les troupes se rembarquaient pour traverser le tleu\e. Formée sur la ri\e gauche, la coK)nne française

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