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42 MONOGRAPHII-: DKS KilASSONKli chassa devant elle les Toucouleurs: les défenseurs de la place usant leurs dernières munitions, l'ennemi pris entre deux feux s'enfuit en faisant de grandes pertes. Médine était sauvée.
Le lendemain, Faidherbe se portait en amont de Médine pour débarrasser les environs immédiats de la ville des ennemis qui pouvaient s'y trouver ; il brûla, à titre d'exemple, le village de Kounda. Quelques jours après, le 28 juillet, El Hadj Omar, qui venait de recevoir de nouveaux renforts essaya une nouvelle attaque de la ville. Une rencontre eut lieu sur la route de Goundvourou à Sabou-siré : les Toucouleurs furent complètement défaits.
El Hadj Omar abandonna alors le Khasso. Rentré à Nioro, il réorganisa son armée pour marcher à la conquête des pays riverains du Niger. Nva Modi revint à Sabou-siré et en releva les murs.
A la suite de la prise de Guémou en 1859, Hadj Omar nous lit offrir de traiter. Nous acceptâmes et, par l'acte du mois d'août 1860, la frontière entre nos Etats et les siens devint, pour la région qui nous occupe ici , le Sénégal depuis Bafoulabé : le Khasso de la rive droite demeurait ainsi sous la domination des Toucouleurs.
Dès lors, Dvouka Sambala eut une situation facile, grâce à l'appui du Gouvernement français, qui voyait toujours en lui le chef de la confédération instituée par le pacte du 3o septembre i855. D'autre part, allié au chef du Bondou, Boubakar Saada, auquel il avait donné sa fille Lalia, il prit part à la plupart des expéditions que celui-ci dirigea plus particulièrement vers les pays de la Gambie : citons celles de i863 et i865 contre le Tenda et le Ouli, celles de 1868 contre Nguiguilone iFouta; et le Ghabou. Cette alliance se maintint longtemps encore, puisque c'est d'un commun accord que furent exécutées des razzias dans leNvani (1872) et sur la Gambie ,à Marougou Koto (iSyS).