Facsimile · p. 54
40 MONOGf'APHIE DES KHASSONK.E Sambala, embrassa également la cause d'Omar, entraînant avec lui Dyod\o Séga. lils de Kinti Sambala. En août, le chef de Khoulou vit son village pillé et détruit; lui-même, qui était demeuré fidèle aux Français, fut mis à mort.
Quelques jours après, le 14 avril, Nya Modi, chef du Logo, fut trahi par ses gens. El Hadj Omars'empara du pays et notamment de Sabou-siré. Nya Modi se réfugia alors à Médine.
Ce point devint ainsi le refuge de tous les adversaires d'El Hadj Omar qui se décida dès lors à s'en emparer.
Le 14 avril iSSy, Sabou-Siré fut pris et les habitants qui ne périrent pas furent dispersés. El Hadj Omar sachant qu'en cette saison il était impossible aux Français de venir jusqu'à Médine résolut de s'emparer du fort. Ce fort, construit sur les ruines de celui de Duranthon, était défendu par quelques soldats blancs et indigènes, commandés par le sergent Desplats. Paul HoUe, qui représentait le gouvernement français dans le Khasso, habitait également le fort.
Dyouka Sambala occupait non loin de là un tata uni au fort par un chemin couvert.
La population totale de la ville, y compris les nombreux fuyards des environs, s'élevait à 5. 000 ou 6.000 individus.
Le 20 avril iSSy, l'armée d'El Hadj Omar se présenta sur trois colonnes ayant pour but respectif: l'une le fort, l'autre le chemin couvert, l'autre le tata. L'attaque se concentra sur le fort que les assaillants firent tous leurs efforts pour emporter. Repoussés ils durent rétrograder jusqu'au Félou et ce fut pendant quelques jours une guerre d'escarmouches.
Le II mai, les Toucouleurs s'installèrent dans l'îlot en face du poste ; un canot monté par le sergent Desplats les en délogea. Ces divers échecs, qui avaient causé de grandes pertes aux Toucouleurs, les amenèrent à encercler la ville à distance pour la prendre par la famine.
aux lieu et place de son frére. Les événements n'ayant pas permis la réalisation de ses desseins, il fonda un village auquel il donna par allusion à son espoir déçu, le nom de Medina-Roula, c'est-à-dire la nouvelle Médine.