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496 MONOGRAPHIK DES KHASSONKK ce sera un Tand malheur! » Il se dirigea (alors; vers une autre case.
Quand la jeune femme eut entendu (dire) qu'il était revenu, elle vint le trouver et lui demanda : « Pourquoi n'estu pas venu m'annoncer toi-même ton retour?» — Il ré-pondit : « Va le demander au roi » et ce fui sa seule réponse.
Les jours suivants, il ne l'honora pas de sa visite. La jeune femme envoya un messager à son frère pour l'informer de ce qui était arrivé, afin qu'il demandât des explications à son mari. Le frère vint mais le mari refusa (de lui répondre), alors il lui dit: « Viens chez le roi. » Le mari accepta.
Le grand roi a demandé aux deu.x hommes quelle affaire les amenait. Le frère de la femme dit : « Grand roi, j'ai vendu à cet homme un champ fertile, dans le milieu duquel est un puits dont l'eau claire et profonde ne tarit jamais. Or, voici qu'aujourd'hui cet homme veut me rendre le champ et le puits et refuse de me donner la raison de cette manière d'agir. » Le grand roi dit au mari : « Parle ! Le champ est-il de\-enu infertile ou l'eau du puits a-t-elle tari, que tu veux les lui rendre? » Le mari dit : « Grand roi, le champ est toujours bien fertile, l'eau du puits toujours aussi claire et profonde que lorsque cet homme me lésa vendus, mais je n'ose plus cultiver le champ ni tirer l'eau du puits, depuis que j'ai remarqué au bord du puits la trace du lion. » Le roi, frémissant, dit : « Mon fils, cultive ton champ et tire l'eau de ton puits; je suis persuadé que c'est seulement un lion égaré qui a passé là et môme s'il avait faim, même s'il avait soif, il n'a pu manger ton mil ni boire ton eau. »