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VOCABLLAIRES SPECIAUX ET TEXTES 49 1 L'aîné n'a pas pu faire Paccord ; ils sont allés trouver un marabout réputé pour son talent de conciliation. Le marabout leur a donné l'hospitalité et a ordonné à sa cuisinière de préparer le repas avec la chair d'un bouc qu'il a pris à son esclave.

Assis autour des plats fumants, les trois frères n'v touchent pas. « Pour moi, dit l'ainé, je ne man'e pas de ce kini préparé avec de la viande de chien et non pas de la viande de bouc. » — « Pour moi, dit le cadet, je n'y touche pas non plus, car la cuisinière qui l'a préparé est dans les douleurs de l'enfantement.» — « Et moi, dit le plus jeune, je ne touche pas aux mets d'un enfant adulté-rin. » Le marabout, qui était un marabout rusé, écoutait à la porte : il partit furieux de ce que ses hôtes avaient dit.

Puis il manda sa mère dans sa case et, lorsqu'ayant bien fermé la porte, il pensa qu'ils étaient seuls, il dit : « Je te prie, ma mère, de me dire si celui qui est réputé « être mon père est bien celui qui m'a engendré? » — « Mon his, lui dit sa mère, j'étais attristée de n'avoir point « d'enfant quand m'apparut un génie qui me dit : « Con-« sole-toi, un enfant, qui sera renommé, naîtra de toi. » « Pensant que mon mari ne pourrait être le père de l'en-« fant, puisqu'il est impuissant, je me suis unie à son « esclave. » Le marabout appela l'esclave auquel il a\ait pris le bouc et lui dit : « Que penses-tu m'avoir donné un bouc ou un « chien ? » — « Père, dit l'esclave, voici ce qui en est de l'af-« faire du bouc que je t'ai donné : l'une de mes chiennes « et l'une de mes chèvres ont mis bas dans la nuit côte à « côte. Après avoir donné naissance à un bouc, la chèvre « mourut et ce jeune chevreau téta la brebis pour se nourrir; « c'est ce bouc que je t'ai donné. » Le marabout a appelé la jeune cuisinière, il lui a dit: « Est-il \rai que tu es sur le point d'accoucher?» — La

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