Facsimile · p. 49
OKIGINK i;r HISTOIRE 35 ayant pris fait et cause pour son oncle Samba, lils d'une \Volo\e appelée Yacine, en son absence l'on se partagea ses biens à Makadényé. A son retour, aidé par les Bambara, il reprit tous ses biens et, quittant Makadényé, re\int s'établir à Kanamakhounou.
Après avoir quitté Dyadvé, Demba rentra à Koussané pour, peu après, gagner Ouaou, où il triompha d'une attaque des Bambara; mais, trop faible pour tenir longtemps, il s'enfuit au Sahel d'où il \ int à Gouriki et de là, après la mort de l'almani d'Abd del Kader, en 1807, partit pour le Logo. Il s'installa à Nvimékou, sur la rive droite du Sénégal, en face de Sabou-siré. Attaqué par les Bambara, il passa sur la rive gauche et demeura à côté de Sabousiré en un lieu qui. depuis, a été appelé Demba Sabou-Siré.
Il y fut en butte à toutes sortes de tracasseries et finit par se réfugier dans les montagnes de Maméri : les gens du qu'il était venu demander : « Mais, dirent les notables, nous sommes eni;agés vis-à-vis de S.-K.. Dyaman et il nous est d'autant plus difficile de changer d'avis que nous avons déjà gaspillé ses présents. » iMais Gran demeura ferme et les notables conclurent : « Aussi bien tu es maître de l'aire ce que tu voudras : peut-être vaudrait-il mieux pour donner satisfaction aux deux partis envoyer une ambassade à S.-K.. Dyaman pour lui exposer que lu serais heureux de lui voir abandonner ses projets contre .\akhana et que s'il y persiste tu pourrais ne pas garder la neutralité. » Ce moyen terme fut accepté et, sur-le-champ, on préleva sur chacun des quatre «< pieds » de l'armée bambara un contingent de So hommes et un chef fut placé à la tète de celte petite armée qui fut remise à Dyogou Sambala. — .\rrivé à hauteur de Kanamakhounou D. Sambala envoya des émissaires à ses amis du Khasso pour les inviter à se joindre à lui en passant par le Natyaga, les Gopé-si furent du nombre. En face de Tuabo, D. Sambala n'eut pas de peine à dé-cider les Bambara à l'attaque : «Comment, leur dit-il, vous allez demander à S.-K.. Dyaman de ne pas attaquer Samba Yacine simplement pour ne pas déplaire à votre maître ! Mais tous les Silmana vont en faire des gorgeschaudes, car ils ne douteront pas que ce ne soit l'indice d'une faiblesse certaine... » Sur ces entrefaites arrivèrent les K.hassonké amis de D. Sambala et les Bambara se sentant en nombre attaquèrent Tuabo qui fut pris. Pendant que Dyogou Sambala faisait ainsi les affaires de son oncle Samba Yacfne, à .Makhadényé l'on se partageait ses biens ou, du moins, l'on désignait à chacun la part qui lui en reviendrait. Sur le chemin du retour, 1). Sambala, apprenant ce qui s'était passé, alla trouver Gran et obtint de lui une colonne qui lui permit de reprendre ses biens, après quoi il vint s'établir à K.anamakhounou.