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34 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ en outre : « Mélie-toi d'Awa Demba, c'est un hypocrite qui va bien sûr te faire demander de lui rendre sa famille et qui n'attend, cependant, qu'une occasion pour te nuire. » Awa Demba vint, en effet, lui-même, chercher les siens que Dvadyé ne ht aucune difficulté pour lui rendre. Bien plus, les conseils de Demba le décidèrent à quitter Kanamakhounou ; ensemble, ils prirent la route qui mène à Koussané.mais, arrivé au chemin qui conduit à Makadénvé, Dvadvé se sépara de Demba : sa mère était une Nomokho de Makadén}é et c'est auprès d'elle qu'il entendait se retirer. Il vécut sept ans à Makadényé et eut pour successeur son fils Séga, dont la mère se nommait Dado. Dado Séga avait pour frère Sambala, (ils d'une nommée Dyogou, de la famille des Batyili de xMakhana. Sambala (i) (i) La guerre éclata dans le Gadyaga entre les deux partis formés : l'un par les Silmana et les Sountoukaraavec Samba-Koumba-Dyaman de Tuabo pour chef; l'autre par les iMakhankara commandés par Samba Yacine, chef de Makhana ; Samba-K.oumba-Dyaman s'assura par des présents, à la fois la n'julralité des Bambaraet le concours du Bondou et du Khasso. Les chefs du Khasso ayant décidé d'envoyer des renforts à Samba-Koumba-Dyaman, Dado Séga chargea Dyogou Sambala de prendre le commandement de son contingent; Dyogou Sambala refusa de marcher contre Samba Yacine qui était son oncle : « Je n'accepterai, dit-il, de commander la colonne que si elle a pour objectif Tuabo. » Dado Séga lui répondit : « Tu oublies que, dans notre famille, il est de tradition que le neveu combatte son oncle, donc je ne change rien à ma décision, c'est à Makhana que tu dois aller. » A la nuit, Dyogou Sambala fit seller son cheval et accompagné de son seul sofa. Al Hadji, il partit chez Gran, le chef des Massassi. Au point du jour, lorsqu'il parut aux environs de la capitale, des enfants coururent pré-venir qu'un étranger à cheval venait d'arriver et qu'il apparaissait à sa mine que c'était un homme de bonne condition. Gran envoya aux informations, et lorsqu'il fut renseigné il assigna un logement à Dyogou Sambala qu'il convoqua, en même temps, pour le lendemain. Sambala insista pour être reçu de suite et obtint satisfaction. Il exposa à Gran les motifs qui l'avaient obligé à quitter son pays et lui demanda une colonne pour secourir Samba Yacine : « Je suis malheureusement lié par les promesses que j'ai faites, dit Gran; Samba Yacine m'a envoyé son (ils Suley qui est ici, mais qui a'été prévenu par les présents de Samba-Koumba-Dyaman et, aujourd'hui, pour ne pas trahir mes engagements je retarde le moment de répondre à Suley. Toutefois, j'éprouve pour toi tant de sympathie que je réunirai demain le conseil des notables et plaiderai en ta faveur. » — Le lendemain, au conseil des notables, Gran exposa les motifs de la visite de son nouvel hôte et insista tout particulièrement pour qu'on lui accordât la colonne de secours