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430 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ nature qui l'entoure et, de ce fait, résulte l'emploi constant des noms des parties du corps humain pour aider à désigner ce qui, dans les objets, paraît analogue à ces parties.
Ainsi, avec le mot j'î>j = arbre, nous avons les composés: riri-kiin'o =: cime (litt. tête de Tarbre) ; (pied de l'a-; ,, , ( fût, tronc de l'a. ; y-dyiio r , , ,. y.-knalo ={ ,. , ,, --I htt. base de la.; -( litt. cou de 1 a.
y\-bulo = branche ilitt. bras de l'a.); Y.-fato = écorce (litt. peau de Ta.) ; r.-n)'a: le devant de l'a. (litt. le visage de l'a.) ; y.-kho = le derrière de l'a.
L'on forme également un nombre considérable de composés avec les mots : fe = chose ; tigi= maître, possesseur ; dula = lieu; di = petit; tiima = temps, moment où une chose se passe; pàn'-fen' = volatile; fofo-fen' = reptile; min' -fen' = boisson...
nafiilu-ligi = marchand ; marfa-tigi = fusilier; su-tigi = cavalier.
Nous avons jusqu'ici considéré le composé comme formé de deux mots, bien entendu il peut y avoir un plus grand nombre d'éléments: sali-Jîa-le-kharo = le mois entre deux fêtes; dyi-ta-fengo = ce qui sertà prendre l'eau : tasse, bol...
Dans les composés qui précèdent les éléments sont pour la plupart intacts, il n'en est pas toujours ainsi. L'augment du singulier qui, en principe, ne devrait affecter que le dernier de ces éléments s'adapte quelquefois aux autres et se transforme par suite de liaison, comme nous l'avons déjà exposé.