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424 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE singulier ainsi formé, on le 'prononce en négligeant Vo et maintenant Vu de liaison, lequel ?! communique à la voyelle finale un son nasal. Ainsi, l'on dit feu' pour /en'o, bin' pour bino...; si, au lieu de la glottale ', ïn se trouve suivi de g ou de -, la finale devient /en',/enr'; bing\ biriy' .
Dans des conditions pareilles, le singulier est illogiquement exprimé après des mots qui, par nature, ne devraient pas le recevoir, par exemple au lieu de ni = in' , conjonction qui signifie « et», l'on entend iningo et il se trouve également abrégé comme il vient d'être dit: ainsi se trouve vulgarisée la finale nasalisée.
D'autres fois, la nasalisation paraît avoir pour raison d'être la différenciation d'homonymes, le fait n'est cependant pas certain car cette nasalisation même est très instable, exemple: si =semence;sf =arriver;sï passer la nuit... sm'=pied; sin'=sein; szn' ployer...
en admettant que la nasalisation ait eu pour but de distinguer les mots signifiant : pied, sein, ployer... de ceuxsignifiant semence, arriver, passer la nuit, on ne peut, alors, s'expliquer pourquoi cette nasalisation disparaît souvent dans le langage courant, à moins de supposer, comme c'est notre opinion, qu'elle est en quelque manière facultative et non pas essentielle. Remarque faite, cependant, qu'au cas où il y a ambiguïté l'on fait spécialement sentir cette nasalisation ce qui prouve évidemment son rôle de diffé-renciation.
Entre deux mots, la nasale n n'a pas seulement pour effet de modifier la finale du premier, elle infiue aussi sur la consonne initiale du second mot, qui devient ainsi nasalisée. De même que l'on conserve au premier mot la finale nasalisée engendrée par la liaison, l'on emploie le second mot en le faisant précéder d'une nasalisation analogue.