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LA LANGUE 4I7 Nous ne trouvons pas ces dissyllabes /a/c/ia, bahha, lokho, driri employés isolément.
Par contre mokho = « personne » est remplacé par ma dans les composés tels que ma-h/ie, ma-miisu... et ??ia ne s'emploie pas isolément en khassonké.
Ce phénomène, que l'on retrouve dans la plupart des dialectes mandé, paraît pouvoir s'expliquer ainsi : il arrive fréquemment que la voyelle du monosyllabe subit, dans certains cas de prononciation, un allongement dont l'exagération détermine la formation d'une seconde voyelle généralement pareille à la première, dont elle n'est séparée que par un léger hiatus; ce hiatus est comblé par une articulation, variable suivant les dialectes ou les patois.
Telle est, nous scnible-t-il, la genèse de la plupart des dissyllabes dont les deux voyelles sont identiques : il importe, en effet, de remarquer l'instabilité de cette seconde syllabe, qui existe dans un dialecte et disparaît dans un autre.
D'ailleurs, l'allongement n'est pas seul à produire le dsisvllabe, la fracture de la voyelle donne un résultat pareil.
Cette fracture est rendue évidente par la comparaison suivante : en malinké en khassonké blanc se dit ge khoi (ou khoe. koe...)
chasser ) , ; ; •/ / / \ > — gen khoiiou knoe, goe...) expulser) tomber — bi boi [ou boe...)
petit di doi (ou doe, doa...)
enduire, étendre me moi.
Ici, également, l'hiatus entre les deux \o\-elles est comblé par une articulation. Voici, par exemple, pour le mot « petit », « jeune », « faible », des dissyllabes équivalents, formés par diphtongaison : 27