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414 MONOGRAPHIE DES KHASSONKE tie intégrante du mot et, alors, c'est seulement dans les composés et les dérivés qu'elle fait place à la normale : beu = rencontre, ba-fula-be= confluent (rencontre de deux cours d'eau).

La nasalisation de la voyelle finale apparaît comme un moyen quelquefois employé pour différencier des homonymes : sir=cheveu, si?i' = sein; /a< —: allai re, kun' ~-tète.

Le fait est surtout sensible pour les dérivés verbaux en la : la indique Fagent, lan' indique l'instrument ; fréquemment le nom d'instrument s'entend la, sans nasalisation, mais, s'il y a lieu, pour lever une équivoque par exemple, l'on insiste sur la nasalisation, lan' .

Ce qui d'ailleurs montre bien que la nasalisation finale n'est pas de l'essence des mots, c'est que les mots, dont la finale en est plus ou moins couramment affectée, existent sans nasalisation : ainsi le mot correspondant à notre mot tête s'entend : kun\ kuno, kiingo, kunko, kunyu et kukhu (dans kukhu fe), si l'on retranche la partie caractéristique du singulier et celle qui est relative à la liaison, il reste la syllabe ku commune à tous ces mots et terminée par une vovelle normale.

Formes de la liaison : liaison en n (suite).

Liaison en n de mois quelconques. — Cette liaison n'est pas absolument arbitraire, elle n'est pas non plus uniforme, comme en témoignent les exemples sui\ants : a) les mots liés demeurent intacts et la nasalisation porte également sur l'un et sur l'autre : ni-n-kh' a d'i ma (ni kh'a d'i ma) 7z= je te l'ai donné.

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