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LA LANGUE 4l3 Liaison.

En principe, avons-nous dit, tout mot commence patune consonne et finit par une voyelle. Il est de constatation facile que dans le langage courant la voyelle finale d'un mot se trouve fréquemment unie — par la nasale ?2, en particulier — à la consonne initiale du mot sui\ant. Il ne semble pas possible, quant à présent, de formuler des règles précises au sujet de cette liaison, mais il est facile de faire des remarques importantes, dont voici l'exposé : Formes de la liaison : liaison en n.

Liaison en n de Vaugment caractéristique du singulier. — L'augment o, caractéristique du singulier, peut se trouver simplement juxtaposé à la voyelle terminale du mot, Sî = cheveu =si-o ; mais souvent, sans doute pour éviter l'hiatus : ai ou bien un n s'intercale entre les deux voyelles, se prononce comme faisant partie du mot et se trouve suivi de l'augment o précédé de l'attaque forte : di = en(anl =: di-n-'o] bj ou bien, la liaison est encore plus étroite par suite de la mutation en '- de l'attaque forte: di = enhni= di-n-go; Ces deux formes, dino et tf/n'-o, donnent lieu en pratique à trois corruptions : dino, par disparition de l'attaque forte; din et ding', par abréviation.

L'abréviation din' explique la présence dans le langage de ces vovelles nasalisées, si peu stables, en général, et qui font place facilement à la voyelle normale : ban' = bondir, nvakho khe ba=::\Q chat bondit.

La voyelle nasalisée devient, cependant, par l'usage par-

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