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406 MONOGRAPHIE DES K.HASSONK.É lairc, même d'un seul dialecte, est inlini. Le mode de transcription, si analytique soit-il, ne pourra jamais rendre compte de toutes les inflexions, de toutes les nuances de prononciations et, en admettant qu'il atteignit à cette perfection, il n'autoriserait aucune conclusion rationnelle. Il V a là une incohérence qui est l'exact reflet du milieu : nous croyons détinir un groupe par une dénomination, en réalité, cette dénomination couvre le produit le plus hété-rogène qui soit. Continuellement en butte, depuis les temps les plus reculés, à des guerres qui entraînaient vainqueurs et vaincus d'un bout à l'autre du Soudan, les groupes des pauvres gens, sédentaires et voués à la servitude de la glèbe, ont été sans cesse pénétrés par ces flots qui les heurtaient de tous côtés et ils se sont ainsi transformés sur place; en particulier, leurs langues se sont incorporé des éléments étrangers qui, à la longue, les ont dépouillées de leur originalité et de leurs caractères propres. Ainsi s'est formée cette langue mandé, à la fois si caractérisée par rapport aux autres langues voisines, et si diverse par ses manifestations locales dans l'immense domaine dévolu à son influence.
Le dialecte des gens du Khasso est sous la dépendance de ces généralités. On peut assez exactement le délinir: un dialecte malinké, corrompu par des Peul et influencé par des Sonink-é.
PRELIMINAIRES Sons élémentaires.
Les gens du Khasso — tout comme la quasi totalité des Soudanais — n'ont pas d'écriture spéciale et même, à notre connaissance du moins, ne se servent pas des caractères