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404 MONOGRAPHIE DES KHASSON'KE la transmission régulière des redevances, tributs, contributions de toutes natures.
En outre d'impôts plus ou moins arbitraires, ils percevaient sur les habitants la dîme de guerre ou dyaka, consistant en I 10" des récoltes vivrières (mil et riz surtout).
Cette contribution fut maintenue après le départ des Toucouleurs, les chefs du Khasso la perçurent, même sous l'administration française, concurremment avec l'impôt de capitation prélevé, lui, à notre prolît. Chose singulière, le dyaka ne frappait pas les populations de la rive droite qui avaient subi le joug toucouleur, mais bien celles de la rive gauche qui v avaient échappé; plus môme, les Wolof de Saint-Louis, en résidence à Mé-dine, le payaient au chef de cette ville. C'est là un exemple de ces abus qui naissent en temps de troubles et qui persistent après que ces troubles ont cessé.
La statistique officielle affirme que, sur 11. 191 Ivhassonké, il y a 4.285 musulmans : comment il faut entendre cette islamisation, tout ce qui précède l'indique.
Qu'il ait été imposé par la force ou qu'il se soit fait adopter pacifiquement, l'Islam n'a jamais détruit la coutume indigène : ou bien il s'est superposé, ou bien il s'est juxtaposé à elle.
Le plus souvent, le K.hassonk.é n'est venu volontairement à rislam que pour le profit qu'il en espérait, sans avoir d'ailleurs à faire un grand etTort, et il est juste d'ajouter que, jusqu'à ces derniers temps, notre politique indigène l'a engagé ou fortifié dans cette voie, en témoignant ostensiblement une certaine préférence au musulman sur l'animiste.