Sudan Archive

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Ll" KIIASSO ET l'islam 4o3 agit comme simple arbitre indigène, et si l'on s'adresse volontiers à lui, parfois, c'est à cause de la réputation d'impartialité qu'il s'est acquise. Nous avons dit précédemment que Demba Séga déférait, au tribunal musulman de (joundyourou, les cas graves que, pour raison ou autre, il ne voulait pas juger luimôme. Ce tribunal était composé d'un Fodyé assisté de quatre khadi : ils rendaient leurs sentences après délibération et suivant les préceptes du Koran. Ce jugement était sans appel. Ainsi que nous l'avons expliqué, les Keïta de la famille de Sindi n'étaient en aucun cas justiciables de ce tribunal.

Les juges de Goundyourou furent dispersés lors des affaires de Mahmadou Lamine, certains d'entre eux vinrent à -Moussa-la, où ils formèrent un petit collège. Un tribunal analogue existait au temps d'Ali, chef du Kaméra, et résidait à Kényou, auprès de ce chef, à la mort duquel les juges s'en allèrent les uns à Daramané, les autres à Goundvourou.

Les Toucouleurs, qui ont été les propagandistes énergiques de l'Islam et ont dominé sur le Khasso de la rive droite pendant trente-cinq ans, n'ont rien innové au point de vue de l'administration du pays.

Leur politique s'est résumée à tirer le plus de protit possible de l'exploitation des indigènes : le pillage à main armée intervenait facilement, car c'était un moven d'entretenir les guerriers qui se partageaient le butin des razzias. En fait, ils ne touchèrent pas à l'organisation préexistante que nous avons décrite, ils se bornèrent à placer, auprès des chefs locaux importants, des gens de confiance pour s'assurer de leur loyalisme et le stimuler convenablement, non moins que pour veiller au recouvrement et à

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