Sudan Archive

Open the original scan

I.K KlIASSO KT I, ISLAM 4O I la lui abandonnent. — Quand la leninic laisse des enfants, sa dot et ses biens personnels leur appartiennent, défalcation faite d'un quart pour le mari. Ce genre d'union {Allah manyo, en khassonkéj est connu et pratiqué par tous les peuples islamisés du Soudan, avec des modalités diverses mais, en général, très proches de celle qui vient d'être décrite.

En principe, les enfants nés de ces unions sont vouésau culte d'Allah, ils sont obligatoirement élevés dans la religion musulmane et la plupart sont, à l'exemple de leur père, des marabouts.

Les cérémonies qui accompagnent les funérailles olFrent quelques particularités pour les Khassonké islamisés. Dès qu'une personne ne donne plus signe de vie, le marabout est appelé pour constater le décès : à cet efl'et, il s'assure que la respiration a cessé, que le cœur ne bat plus, que les nerfs du front et de la nuque, des bras et des jambes n'agissent plus.

Alors, il lave le corps deux fois à l'eau tiède simple, puis une troisième avec de l'eau parfumée de digidyio ou à l'aide d'un tampon fait avec des feuilles de lombrono. Quand le corps est sec, on l'enveloppe de pagnes blancs. Le marabout dit une prière que répètent les assistants; après quoi, deux de ces derniers portent le corps au lieu de la sépulture, où, de nouveau, le marabout dit une prière avant l'inhumation.

Lorsqu'il s'agit d'un personnage important, la fosse comprend un trou vertical d'environ i mètre de profondeur en communication, sur l'un de ses grands côtés, avec une excavation horizontale, moitié moins haute, dans laquelle l'on glisse le corps et que Von sépare alors du trou vertical par un clayonnagc en branches de tuvo \Ficus sp.), puis l'on comble la fosse verticale. Ce dispositif a l'avantage 26

Text produced by OCR — report an error