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LE KiiASSo i:t l'islam 399 sulmans ont, eux aussi, leurs s\nonymcs : pour A\va(Ève), l'on dit Gafouré, — pour Fathma l'on dit Bintili ou Dyati, — pour Ali, Sadia, — pour Abou Bekr, Bakari ou Bassaro, — pour Omar, Barou ou Demba.

Le mariage, point de départ de la famille, s'accomplit le plus généralement conformément à la coutume ; cependant, des indigènes islamisés ont quelquefois recours au marabout.

Dans ce cas, les préliminaires, pour la fixation de la dot, se résument en débats entre les parents intéressés et par devant le marabout. Lorsque l'accord est réalisé, le jour du mariage est fixé. Ce jour-là, le fiancé, la fiancée, leurs parents et deux témoins se réunissent à l'intérieur de la mosquée du côté ouest. L'almami du lieu prononce trois fois de suite une formule sacramentelle qu'il fait suivre de la proclamation des noms des époux, puis de celle des sept mariages accomplis dans l'Arès : celui d'Adam et d'Eve, celui de Noé, deux d'Abraham, celui de Moïseet deuxde Mahomet; puis, si Ton dispose d'un tambour l'on frappe sept coups si l'épouse était fille, trois si elle était veuve ou divorcée. A la fin de la cérémonie, on énumére devant le marabout et les témoins tout ce qui doit être donné en dot; si le mari ne donne rien présentement, il s'engage à donner un acompte dans l'année; en tout cas, il doit remettre, devant le marabout, 20 francs à l'épousée : c'est, dit-on, le prix de sa virginité, si elle était fille, ou de sa « peau », dans le cas contraire. Cette somme demeure acquise à la femme quoi qu'il ad\ienne. Au lieu d'une somme en argent, il peut être remis à la femme une quantité de marchandise équivalente, ou réputée telle : d'ordinaire quarante coudées de toile indigène, ou deux pièces de guinée ; si l'on donne de l'or, il en faut un poids de deux gros. A titre d'honoraires, le marabout reçoit i fr, 25.

Telle est la coutume musulmane à Médine.

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