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398 MONOGRAPHIE DKS KHASSONKÉ Parmi ces voyageurs, ceux que nous nommons les marabouts ont été, et sont encore, non seulement les propagateurs de la religion musulmane mais aussi de la littérature arabe.
L'influence musulmane se manifeste à bien d'autres égards que ceux envisagés ci-dessus, en voici des exemples intéressants.
L'imposition du nom a lieu le septième jour après la naissance.
Le nom est toujours donné par le père — dans la coutume c'est la sœur du père. S'il ne veut donner ni le nom d'un parent ni le nom d'un ami — comme le veut la coutume — le marabout dispose d'un recueil indiquant le nom à donner à l'enfant d'après le jour de sa naissance.
Le marabout s'approche de l'oreille droite de l'enfant et crie troisfois : « Dieu est grand ! » puis de l'oreille gauche et crie de même : « Mahomet est le prophète de Dieu ! » enfin, il crie dans l'une et l'autre oreille : « Ton nom est Tel fils de Tel ».
Si le père en a le moven un bœuf (ou un mouton) est égorgé, le couteau doit trancher le cou de la bête au moment même où le marabout prononce le nom de l'enfant. De la viande l'on fait trois parts : une pour l'accouchée, une autre pour les parents, la troisième pour les invités; ces derniers ont d'ailleurs porté des victuailles pour alléger les dépenses de leur hôte. Comme rémunération le marabout a le droit de khandyapo, c'est-à-dire de prendre le devant du cou et les quatre côtes supérieures de chaque côté.
Si le père est peu fortuné, il donne au seul marabout une calebasse de lait aigre. Dans tous les cas le marabout a droit à des colas. Nous avons indiqué, à propos du nom donné à l'enfant, que ce nom ne pouvant pas toujours être prononcé, divers synonymes sont employés pour le suppléer. Des noms mu-