Sudan Archive

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LE KHASSO ET l/lSLAM BqI merveilleux est inépuisable, avec un peu de savoir-faire l'on peut lui extorquer tout ce que l'on veut. Aussi cette voie est-elle celle préférée des marabouts qui ont, par leurs récits, grandement influencé la littérature indigène. Nous avons été en très bonnes relations avec un marabout khassonké, Boubakar K.onté (i), qui nous a donné nombre de renseignements et auquel nous avons emprunté un aperçu des récits qu'il fait aux indigènes ; en voici quelques échantillons.

A dama et Awa.

Quand la terre fut faite, Dieu en pétrit une certaine quantité qu'il inonda de lumière. Les anges regardaient cette glaise, informe et lumineuse, avec stupéfaction. A cette masse. Dieu fit des bras et des jambes, une tète et, enfin, donna la vie. Ce fut Adama (Adam). Adama resta aveugle pendant cent ans, après lesquels Dieu créa A\va (ÈvC;, avec la dernière fausse côte d'Adama endormi.

Adama et Awa furent placés tout en haut du paradis, en un lieu où poussait l'arbre va kliiiba dont Dieu leur défendit de manger les fruits sous peine de mort.

L'n jour, Awa se promenait seule. Le démon s'approcha d'elle et lui dit : « Te voilà seule maintenant. Adama est sans doute avec sa nouvelle compagne? — Quelle compagne, s'exclama Awa surprise ? — Comment tu ne sais pas qu'Adama a une nouvelle compagne? — Xon », ditelle, troublée.

Alors, Satan urina et, désignant le miroir ainsi improvisé : (i) Boubakar Konté qui habitait près de Médine avait fait ses études au Fouta Dyallon et était, en 1898, le professeur musulman des enfants de Mamadou Racine.

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