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382 MONOGRAPHIE DES KHASSOXKÉ 18 sourates, réparties également en deux sections : Tune va de la sourate XIX (Marie) à la sourate VI (le Bétail); l'autre de la sourate VII (El Araf) à la sourate I (Fatiha). Chaque sourate est divisée en trente izba et chaque izba en sounounou.

L'on estime qu'un élève d'intelligence moyenne, produisant un travail moyen, peut apprendre un demi sounounou par jour. En tenant compte de ce que tout le jeudi et le vendredi matin il n'y a pas classe, on juge qu'un pareil élève met quatre ans environ, pour apprendre, par cœur et sans comprendre, tout le Koran : 14 ans marquent ainsi le terme de l'instruction primaire dont le couronnement est, comme on le voit, un pur exercice de mé-moire.

Le second degré d'instruction consiste à recommencer l'étude du Koran, cette tois-ci par le Haut, sans discontinuité et en le comprenant. Cet exercice exige quatre nouvelles années. La plupart des marabouts n'ont pas d'autre science que celle-là.

L'enseignement supérieur est seulement recherché de ceux-là seuls qui veulent se créer une situation de lettrés musulmans. Alors, ils sont obligés à des déplacements nombreux et parfois lointains, passant d'un maître à l'autre plus réputé ou plus savant. D'aucuns s'en vont chez les Maures, dans les zaouïa des Thaleb Moctar ou de Cheikh Sidia ; d'autres préfèrent le Fouta Dyallon. La littérature, la grammaire, la jurisprudence sont les bases de cet enseignement.

Celui qui réussit bien dans ses études reçoit de ses maî-tres le titre d'Alfakha. Pour rémunérer leurs maîtres, les élèves — les jeunes surtout — s'occupent, à l'intérieur de sa maison, de diverses besognes domestiques; ils cultivent ses champs et, parfois, vont, de porte en porte, mendier des grains et autres denrées alimentaires. Les parents des plus aisés

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