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I.K KHASSO ET l'iSLAM 879 man que l'extérieur et se livrant, lorsqu'ils se croient à l'abri des indiscrétions, à toutes sortes d'écarts qui n'ont rien d'orthodoxe. Ils se livrent à ces jeux hvpocrites pour complaire, dit-on, à leurs clients habituels: les Maures.

Pas de traitant qui ne s'efforce de passer aux yeux de ces intransigeants pour un bon musulman ; un coin de la cour de la maison du traitant est d'ordinaire aménagé en lieu de prière ; chez les plus riches une sorte de mosquée, consistant en un carré clos de murs très bas et non couvert, est établie au milieu de la cour; inutile d'ajouter que l'alimentation et la boisson sont conformes aux prescriptions islamiques.

Ces mœurs ont indubitablement agi sur le milieu ambiant, les coutumes indigènes ont été influencées : d'autant plus que les Wolof n'ont pas seulement donné des exemples, quelques-uns des leurs, marabouts lettrés, ont établi à Médine des écoles parfois très fréquentées ; d'autres se sont offerts pour régler les différends en qualité de khadi ; d'autres, enfin, se sont spécialisés dans le métier de marabout-guérisseur qui n'est pas le moins lucratif. A Médine, également, des marabouts de tribus diverses séjournent plus ou moins longtemps et s'occupent du petit commerce habituel à leurs congénères : vente de quelques marchandises, et aussi d'amulettes, de talismans, de remèdes. Parmi eux, ceux originaires du Macina sont réputés pour leur penchant à l'intempérance; ils se livrent volontiers à la boisson et cette funeste habitude leur nuit.

A Rayes ce que nous venons d'indiquer pour Médine existe pareillement, remarque faite cependant que les gros traitants Wolof y sont moins nombreux.

En certains points du Khasso, dans le Séro et aux cn\'irons de Rayes, à Samé, existent des villages maures dont les habitants vivent depuis longtemps dans la fréquentation continue des Rhassonké : fervents musulmans, ils ont eux aussi inlUiJ sur ces indigènes.

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