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LE KHASSO ET LISLAM Syy pour défendre Sénoudébou :à mi-route, il apprit le d(;uble désastre de Dyamvéli et de Boulébané. A cette nouvelle ses guerriers se débandèrent et, de plus, la panique se mit dans Sénoudébou. Or, Sambala roi du K-hasso avait donné sa fille, Lallia, en mariage à Boubakar Saada, comme gage d'alliance; cette femme se trouvait à Sénoudébou, lors du désastre de Boulébané elle s'enfuit emmenant avec elle tous les biens à sa disposition; c'était une manière de s'approprier l'héritage de Boubakar Saada auquel elle n'avait nul droit.
Le Khasso portait ainsi, par l'intermédiaire du fils et de la fille de son roi, un coup terrible à la fortune de ses bienfaiteurs et au profit d'un aventurier momentanément heureux.
Lamine vint à Sénoudébou où les contingents de tous les alentours s'empressèrent à ses ordres, et, parmi eux, au grand complet, tous les Dyakhanké.
Il ne fallut pas moins de trois vigoureuses campagnes de nos troupes pour ramener la tranquillité dans le pa}S.
Les détails en sont connus, nous y insisterons d'autant moins qu'ils sont en dehors du cadre de cette étude.
Une répercussion de ces événements fut que l'un des tils de Mamadou Lamine, Souahib, fut choisi pour chef par les gens du Dyafounou. Ahmadou marcha aussitôt sur Gouri, capitale du Dyafounou et centre de la résistance. Il investit la ville. Les assiégés tentèrent à maintes reprises des sorties : au cours de l'une d'elles Souahib et Yellé Massira réussirent à échapper avec une bande de guerriers, ils s'enfuirent et vinrent jusqu'au bord du fleuve.
Souahib fut arrêté et fusillé par nos troupes. Yellé Massira et ses gens se rendirent à merci et furent ensuite autorisés à s'installer à Samé 'Khasso) où ils formèrent un petit village appelé Samé-Gouri. Plus tard Yellé .Massira, ayant tenté de nous trahir pour passer dans le parti d'Ahmadou, fut passé par les armes.