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3/6 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ cessiiées par les dispositions déjà prises par l'armée du marabout.

Une bataille s'engagea. Omar vaincu dut s'enfuir dans le Fouta pour obtenir du secours. Pendant ce temps, Lamine investit et prit la capitale Boulébané, capturant les principaux notables du Bondou.

Ce double succès décida toute la population musulmane du Gadyaga et du Bondou à faire cause commune avec Lamine. Depuis le Dyafounou au nord et la Gambie au sud, le Khasso et le Bambouc à l'est et le Fouta à l'ouest, tous les villages envoyèrent des guerriers.

Un trait qui concerne le Khasso mérite d'être rapporté, il montre sous son vrai jour l'instabilité des sentiments chez les indigènes, à moins qu'il ne soit préférable de dire la constance avec laquelle le noir incline à prendre le parti de celui qui lui paraît le plus fort. Nous avons maintes fois indiqué que les chefs du Khasso devaient beaucoup de reconnaissance aux chefs du Bondou et qu'en fait ces deux familles se trouvaient étroitement unies non moins par des mariages que par des alliances purement politiques.

Or, lorsque Lamine eut combiné son attaque contre Omar Penda, la réussite de l'opération dépendait beaucoup de l'inaction des autres membres de la famille des Sissibé. L'un de ceux-ci, Ousman, disposant d'une armée assez importante, s'était déjà mis en route pour rejoindre Omar Penda à Dvamvéli, et son apparition en ce point eut certainement changé le sort de la bataille, lorsque sur la route il rencontra Guisseri Oussoubi, fils de Sambala roi du Khasso et, comme son père, tout dévoué à Lamine, mais venu cependant pour honorer la mémoire de Boubakar Saada.

Oussoubi raconta à Ousman que Lamine avait divisé son armée en deux corps : l'un engagé à Dyamvéli, tandis que l'autre marchait sur Sénoudébou. C'était faux, mais Ousman qui l'accepta comme vérité revint aussitôt sur ses pas

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