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LE KHASSO ET l'iSLAM SjS d'autre part, il allait rendre visite au commandant de Bakel et protestait de son dévouement à notre cause.
Sur ces entrefaites survint, le 18 décembre i885, la mort de Boubakar Saada chef du Bondou. Cet événement précipita la mise à exécution du plan de Mamadou Lamine. En quoi consistait ce plan ? Cet ambitieux marabout avait été fortement impressionné par la fortune singulière d'El Hadj Omar qui, parti de rien, avait su, avec le seul levier islamique, se créer un empire immense : ce fut le modèle qu'il se proposa de copier. Ses intentions étaient claires puisqu a Ségou, en face d'Ahmadou, il se proclamait le successeur spirituel d'Omar.
Pour arriver à ses lins, il trouvait le milieu indigène bien mieux préparé que du temps d'Omar, car il bénéficiait de tout ce que celui-ci avait semé et, d'un autre côté, il pouvait s'appuyer sur les Dyakhanké dont les sentiments religieux se trouvaient incontestablement avivés et surexcités par le succès prodigieux du Foutanké.
11 n'est pas douteux que son plan était de créer un empire dvakhanké et, sans notre présence, il y aurait probablement réussi.
La mort de Boubakar Saada lui parut éminemment favorable pour tenter de chasser les Sissibé du Bondou et s'emparer du pouvoir. Ayant réuni ses partisans à Balou, Lamine demanda à Omar Penda, successeur de Boubakar Saada, la permission de traverser le Bondou pour se rendre dans le Gamon régler une affaire personnelle avec les gens du pays (i). Omar Penda refusa. Lamine se porta sur Sénoudébou, puis sur Débou et annonça qu'il se rendrait à Dvamvéli, pour obtenir d'Omar Penda une entrevue. Omar Penda vint de Boulébané à Dyamvéli pour cette entrevue et, là, jugeant à leur vraie valeur les intentions de Lamine, il prit les précautions né-(i| De fait, les gens du Gamon avaient, autrefois, réduit sa mérc en captivité.