Sudan Archive

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Lt: KHASSO ET l'islam 36y Ce long récit montre combien Kjutes ces régions et, en particulier le Khasso, furent bouleversées par ces événements. Sans conviction, uniquement pour sauver leurs biens et leurs personnes, les indigènes passaient d'un camp à l'autre : aujourd'hui adversaires d'Omar, le lendemain embrassant sa cause et faisant profession de foi musulmane.

Ces revirements furent fréquents dans la famille des chefs du K-hasso, nous en avons indiqué quelques-uns, il faut v ajouter ceux-ci : en mars iSSy, Kourtoum Sambala, propre frère du roi du Khasso, alla rejoindre Omar auquel il a\ait jusque là été hostile; il entraîna Dyodyo Séga, iils de K.inti Sambala, précédent chef du Khasso ; d'autre part, l'un des signataires du traité de i855. Dalla Demba Dyallo, chef khassonké de Dinguiray, se joignit également à Omar.

Battu à Médine, Omar vint à Koundian, d'où il dirigea des opérations dans les environs, pendant qu'un de ses lieutenants, Mahmadou Dyallo, prêchait la guerre sainte dans le Bondou. A la suite de la victoire deN'Dioum, remportée par Mahmadou Dyallo sur les troupes de l'almami du Bondou soutenu par le commandant de Bakel, El Hadj Omar vint à Goundyourou, pour déterminer l'exode des gens du Bondou vers le nord. Puis, il passa dans le Fouta où il demeura jusqu'en iSScj; à cette époque, rappelé dans l'est par la révolte du Kaarta, il accourut dans celle région, laissant une troupe dans le tata de Guémou (Guidimakhai. De Guémou partirent des bandes de pillards qui lirent des incursions sur nos territoires et ceux de nos alliés du Khasso et du Bondou ; pour mettre fin à ce brigandage, nos troupes se portèrent sur Guémou qui fut pris le 20 octobre 1859.

L'année suivante, Omar traitait avec nous : le Sénégal marquait la limite de nos États respectiis, les contrées de la rive droite, jusqu'au Guidimakha à l'ouest, demeuraient sous sa domination, le Khasso se trouvait pour la plus 24

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