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SyO MONOGRAPHIE DES KHASSOXKÉ grande partie dans ce domaine et Mori-ba Saféré, qui avait intrigué de tant de façons, réalisait presque le rêve poursuivi depuis tant d'années par sa famille : il devenait en quelque manière chef du Dyombokho, mais bien entendu sous la direction des Toucouleurs. Désormais, El Hadj Omar continua ses conquêtes vers Test; pour maintenir Tordre dans les pavs déjà occupés, il plaça à Nioro son esclave préféré, Moustafa, et, à Kounyakari, un autre de ses fidèles Tierno Moussa. Le pays vécut à peu près tranquille jusque vers 1870. Entre temps, Omar, après avoir conquis le Ségou et y avoir installé son fils aîné, était mort, vers 1864, dans le Macina.

Ahmadou était ainsi devenu le chef d'un empire immense et les autres fils d'Omar nourrissaient une haine profonde contre cet unique bénéficiaire des conquêtes paternelles.

Les femmes et les enfants d'Omar étaient demeurés à Dinguiray pour la plupart.

Deux frères d'Ahmadou, Alibou et Aloktar, quittèrent Dinguiray et vinrent, le premier à Kounyakari, le second à Nioro, pour tenter de s'approprier un lambeau de l'héritage paternel.

A cette nouvelle, Ahmadou se transporta à Nioro, destitua Moustafa et s'empara d'Alibou et de Moktar, puis, comprenant la nécessité de donner quelques satisfactions aux plus impatients de ses frères, il plaça Bassirou à Kounyakari, Nourou dans le Diafounou, Mountaga à Nioro (1874).

Il avait laissé à Nioro un peul très intrigant, Sidi Kaya, proche parent de Mori-ba Saféré ; Sidi Kaya avait été un des familiiers d'El Hadj Omar qu'il avait accompagné dans toutes ses conquêtes ; il excita Mori-ba Saféré contre les chefs locaux et il en résulta, notamment, un conflit avec le Logo. Le chef du Logo fit appel au chef du Khasso, en invoquant le pacte de i855, mais Dyouka Sambala, hanté par

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