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3 68 MONOGRAPHIE DKS KMASSONKl': « de Séro. Alors, El Hadj Omar passa la ville de Séro sans « s'y arrêter; ils la passèrent et allèrent camper au village « de Khridion, dans le voisinage de Séro. Ensuite le chef « de Séro, que nous connaissons sous le nom de Mori-ba « Saféré, vint trouver l-'.l Hadj Omar en ce village et lui fit « sa soumission. El Hadj lui rasa la tète et lui mit le bon-« net ( i). » Partant de Khridion El Hadj Omar poursuivit sa route vers l'est, sans plus se soucier des Khassonké de la rive gauche et surtout des Wolof de .Médine.

Ces derniers, dont il avait fait piller les marchandises, avaient espéré qu'en se soumettant à lui, ils en obtiendraient la restitution : il ne voulut même pas les écouter : Aussi s'emplovèrent-ils activement, dès qu'il se fut éloigné, à déterminer les chefs du Khasso à demander du secours aux Français.

Faidherbe accueillit d'autant mieux cet appel qu'il comprenait la nécessité d'enrayer les troubles considérables déterminés, dans tout le Haut-Fleuve, par la propagande religieuse et le pillaie des commerçants. C'est pourquoi il décida de construire à Médine un fort : ce fort fut achevé le 5 octobre i855. En même temps il amenait les chefs des environs à former une sorte de confédération avec, pour chef et sous notre direction, le chef du Khasso : ce fut l'objet du traité du 3o septembre i855. A cette époque, Omar s'était installé à Nioro qu'il transformait en place forte. A la nouvelle de ce qui se passait à Médine, craignant d'être coupé du Fouta sénégalais, il vint sur le Sénégal et s'empara de Sabou-siré (LogO) puis, tandis qu'une de ses armées opérait dans le Dyombokho, il vint mettre le siège devant Médine ; nous avons vu comment il fut repoussé par Paul Holle, secouru à temps par Faidherbe.

(i) Trad. hist. et lég., pp. 74 et y5.

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