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Li; KiiAsso liT l'islam Bôy nous avons à la refaire ici, nous en détacherons seulement les épisodes nécessaires à notre sujet. De Farabana, où il s'était installé, Kl lladj Omar lit parcourir par ses émissaires le Khasso, le Bondou et le Guidimakha; puis, il manda aux chefs de ces pays et de ceux du Gadvaga et du Fouta de se rendre auprès de lui.
Ils obéirent, à l'exception de celui du Kaméra. Alors, il envoya une armée investir Makhana et Kotéra (Kaméra) qui furent détruits par elle. Après quoi, il vint lui-même à Bougourou, non loin de Kayes, et se prépara à attaquer les Massa-si du Kaarta. En prévision de cette attaque, les Massa-si rassemblèrent une armée à Bangassi avec l'intention de marcher contre El Hadj Omar et ils eurent l'appui de tous les Khassonké de la rive droite, tandis que ceux de la rive gauche étaient d'accord avec Omar. Celui-ci lit habilement passer le fîeuve à une partie de ses troupes, de sorte que les Bambara et leurs alliés, se trouvant pris entre deux feux, furent mis en déroute. Omar vint à Khoulou. Là, Mori-ba, lils de Saféré et chef du Séro, qui était uni aux Bambara, offrit sa soumission et dit à Omar : « Donne-moi un délai de trois jours pour que « je propage la foi chez mes sujets et nous viendrons tous « ensemble auprès de toi. > El Hadj Omar lui répondit : « Je t'accorderai cela si mon armée y consent. » Puis il « exposa l'affaire à ses troupes. Les gens du Fouta refusè-« rent leur consentement. Alors il dit à Mori-ba : « Re-« tourne tout de suite en hâte auprès de tes sujets. » Mori-« ba s'en retourna et tandis qu'il s'en retournait, l'armée « décampa immédiatement et marcha la nuit dans la di-« rection de Kounvakari qu'elle atteignit un peu avant « midi; elle s'y arrêta, fit cuire la nourriture, la mangea « et repartit de là jusqu'à ce qu'elle fût arrivée à la ville suiv., et Traditions historiques et Idgendjires du Soudan occidental, pp. 64 et suiv.