Sudan Archive

Open the original scan

366 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ des intrigues de Saféré, cousins des prétendants. A l'instigation de ce Saféré les Bambara furent appelés pour soutenir les prétentions de Diba Sambala qui triompha grâce à ce concours. Triomphe éphémère, car le successeur de ce Sambala, Awa Demba, dut abandonner le pays et venir chercher un refuge au Bondou.

C'était le moment où l'almami Abdul Kader, dont nous avons parlé ci-dessus, venait d'être déclaré incapable d'exercer le pouvoir, tant à cause de son grand âge (80 ans), que parce qu'il avait été captif du damel du Caor.

Les adversaires d'Abdul Kader firent appel, eux aussi, à l'armée des Bambara. Elle vint appuyée d'une troupe du Bondou et d'un contingent d'Awa Demba.

« Lorsque Dembala Awa fut arrivé à proximité, il envoya un messager à l'imam Abdul Kader pour l'interroger sur ce qui arriverait en cette journée à l'homme qui aurait pris sa défense, et l'imam lui dit : « Je lui assure au nom « de Dieu la liberté pour le moment de la prière de Taprès-« midi. Alors Dembala Awa passa dans le parti de « l'imam... » (i) Mais sur la prière même de celui-ci, il s'en retourna sans combattre.

Comme on le voit par ces détails, le chef du Khasso, Awa Demba, demeurait dans la tradition de ses ancêtres, qui toujours révérèrent les marabouts; en l'occurrence, le fait était d'autant plus méritoire que la victoire était facile à remporter, puisque Abdul Kader ne fit aucune résistance.

C'est à la suite de cet événement qu'Awa Demba vint dans le Logo d'où, sous la pression des circonstances, il vint s'établir à Médine où ses successeurs eurent à subir les guerres les plus violentes déchaînées par El Hadj Omar etMamadou Lamine.

L'histoire d'El Hadj Omar (2) est trop connue pour que (i) Chroniques du Fou ta, p. 55.

(2) Voir, en pariiculier, flstam dans l'Afrique occidentale, pp. 167 et

Text produced by OCR — report an error