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LE KllASSO KT l/lSLAM 365 •dvourou, renommés pour leurs lumières en matière de dogme, lui parurent présenter toutes les garanties d'impartialité et leur tribunal jugeait sans appel les affaires qui lui étaient soumises.

L'exemple qui vient d'en haut est toujours suivi, au moins par une fraction des faibles gens qui se trouvent dans la dépendance des puissants auteurs de cet exemple: il n'est pas douteux que la conversion du roi du Khasso détermina outre celles de certains membres de sa famille, celles aussi des gens de son entourage plus ou moins immédiat. Il est même certain qu'elle produisit plus d'etïet durable que la con\-ersiûn en masse dont nous parle Alungo Park.

D'après ce célèbre voyageur, le 5 janvier lycjG arriva à Tisie (Khasso) une ambassade composée de dix personnes et envoyée par l'almami du Fouta sénégalais, Abdul Kader, exigeant la conversion des Khassonké sous peine de voirie Foula faire cause comniune avec le Gadyaga contre le Khasso. Les Khassonké cédèrent à cet ultimatum.

Est-il besoin d'ajouter que cette conversion, toute de circonstance, n'a dû avoir que la durée exigée par les é\énements qui l'avaient déterminée? Cependant, il faut dire que de pareilles manœuvres produisent quelquefois des effets permanents, ainsi que semble le démontrer, notamment, l'exemple de Demba Séga.

Du reste, si le Khasso ne demeura pas musulman c'est aussi parce que les convertisseurs ne surent ou ne voulurent pas persister dans leur œuvre et que quelques années plus tard le pays tomba sous la domination des païens Bambara.

Entre les enfants de Demba Séga éclata, en elïet, une guerre fratricide. Diba Sambala, fils aîné de Demba Séga, mais issu d'une union libre, ayant voulu succéder à son père en arguant de son seul droit de primogéniture, les fils légitimes s'y opposèrent ; la querelle s'envenima par suite

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